loader image

mulhouse, alsace

L'histoire
des scorpions

de 1988 à aujourd'hui

Le palmarès des scorpions

1988

2ème du championnat de France Nationale C

1998

Vice-champion de France de Nationale 3, montée en Nationale 2

2000

Finaliste de D1

2001

Finaliste de D1, Mulhouse accède à l'Élite

2005

Champion de France de Ligue Magnus

2007

Demi-finaliste Championnat de France de D3. Montée en D2

2008

Demi-finaliste Championnat de France de D2

2009

Finaliste Championnat de France de D2. Montée en D1

2010

3e Championnat de France de D1

2012

Champion de France de D1. Montée en Ligue Magnus

2013

Descente en D1

2017

Champion de France de D1. Montée en Ligue Magnus

le hockey à mulhouse

les origines du club

LES TEMPS HÉROÏQUES

Le hockey sur glace naît à Mulhouse en 1969, au sein de l’ASGM (Association des Sports de Glace de Mulhouse). En 1978, se crée à Mulhouse une école des jeunes hockeyeurs ; l’effectif du club n’est que de 32 licenciés à cette époque ! En 1986, l’inauguration de l’actuelle patinoire olympique donne enfin aux hockeyeurs mulhousiens une infrastructure leur permettant la pratique sérieuse de leur sport et de rêver à faire de Mulhouse une place forte du hockey national. Les années suivantes, sous l’impulsion de divers dirigeants et de bénévoles, l’effectif du club ne cessera de s’étoffer, accueillant et formant des jeunes hockeyeurs de la catégorie poussin à cadet, passant de 70 à la fin de la saison 1989 à 120 licenciés fin 1991.

1980
1989

DES PROJETS AMBITIEUX ET LE DÉBUT DES RÉSULTATS

Après avoir pris son indépendance par rapport aux autres sports de glace de l’ASGM, le HCM (Hockey Club Mulhouse) est créé, et avec lui, un projet de développement sportif ambitieux avec comme mission de créer une dynamique « hockey » à Mulhouse ! Avec l’arrivée d’un entraîneur d’expérience issu du haut niveau suisse, Pascal Ryser et avec deux grands axes : une formation de qualité pour les jeunes hockeyeurs et hockeyeuses mulhousiens et amener le hockey majeur dans les championnats nationaux français. Sans oublier le travail réalisé par les dirigeants pour promouvoir le hockey et amener plus de partenaires à soutenir ce sport financièrement. A l’issue de cette première saison en Play-Off en 1995-96, le HCM termina dans les dix premières équipes de Nationale 3 et pour la première fois de son histoire entra dans le Top 50 du Hockey français. Cette saison fut le point de départ du hockey de haut niveau à Mulhouse. Mais déjà à la fin de la saison 1996-97, pressentant la progression ambitieuse de l’équipe des Scorpions, les dirigeants mulhousiens séparaient le club en deux entités :

  • le HCM ne concernerait dorénavant que le hockey professionnel à travers les Scorpions
  • Il continuerait parallèlement sa tâche formatrice pour le hockey mineur au sein de l’ADHM
1996

LA NAISSANCE DES SCORPIONS... ET L’AU REVOIR À LA D3 !

Avant même le début de saison, un nouveau président, Claude Bauer, arriva à la tête du HCM et un nouveau nom, maintenant connu de tous, fut adopté pour l’équipe première : Les Scorpions. Devant des spectateurs de plus en plus nombreux et de plus en plus passionnés, les Scorpions furent sacrés Vice-champion de France de D3 et empochaient leur précieux billet pour la Nationale 2 au terme de la saison 1997-98. Le Père Noël se montrait particulièrement en avance cette année à Mulhouse, puisqu’à l’intersaison, le Comité National de Hockey sur Glace permit aux Scorpions d’intégrer directement la Nationale 1 pour la saison 1998-99. Les Scorpions rentraient dans la cour des grands !

MULHOUSE CONFIRME ET GRAVIT LES ÉCHELONS : 1998 À 2001

De 1998 à 2001, soutenus par un public de plus en plus nombreux (entre 1600 et 1700 personnes pour les finales) et grâce à une régularité et des performances exceptionnelles, les Scorpions décrochaient par deux fois la coupe du vice-champion de France de National 1 ! Et pour la deuxième fois de leur histoire, les Scorpions s’affichaient à la une des journaux locaux en avril 2000 à la veille du match aller de la finale du championnat de France de Nationale 1. Les dirigeants et l’entraîneur des Scorpions avaient donc réussi avec quelques années d’avance leur pari de faire connaître Mulhouse comme une nouvelle et sérieuse place forte du hockey français. Mais à peine patins et crosses raccrochés, la grande décision qui couvait depuis plusieurs mois déjà fut officiellement annoncée : Les Scorpions de Mulhouse évolueraient en Elite la saison suivante. En parallèle, les Ultras Mulhouse, le groupe de supporters des Scorpions, est créé en mars 2000, pour encourager leur équipe dans la victoire comme dans la défaite, aussi bien à l’Illberg qu’aux quatre coins de la France, de la ligue Magnus jusqu’en D3. Ils sont présents lors de la plupart des matchs à l’extérieur, et organisent parfois des déplacements en bus pour les destinations les plus proches ou les matchs à enjeu. Leurs chants rythmés au tambour et leurs animations visuelles tels que les tifos poussent les Scorpions vers la victoire. Ils sont le septième homme sur la glace.

L’APPRENTISSAGE DE L’ÉLITE : 2001 À 2004

Pour la première fois de sa jeune histoire, le HCM évoluait en Elite lors de la saison 2001-02. Malgré le souhait du président Claude Bauer d’éviter la dernière place et l’arrivée au poste d’entraîneur de Christer Eriksson (adjoint de Heikki Leime, patron de l’équipe de France), Mulhouse n’évita pas le bas du classement, mais resta tout de même en Elite pour la saison suivante. En 2002-03, Mulhouse monta sur le podium (3ème) du plus haut niveau français pour la première fois de son histoire, dans une chaude ambiance dans la patinoire de l’Illberg. L’année suivante, les Scorpions furent éliminés en quart de finale face à Anglet, après de nombreuses déceptions.

LA SAISON 2004-2005 : DU RÊVE AU CAUCHEMAR !

Après le départ de l’emblématique Président Bauer, Paul Heyberger, l’ancien vice-président, le remplaçait et annonçait que l’objectif principal du club serait de proposer un spectacle de qualité, en ne perdant pas de vue les résultats sportifs. Le lock-out en NHL permit aux Scorpions d’enregistrer des signatures de grosses pointures de la NHL avec les canadiens Steve Montador et Steven Reinprecht notamment. Les internationaux français Maurice Rozenthal (trois fois meilleur joueur français) et Olivier Coqueux retrouvaient, eux, leurs coéquipiers de l’équipe de France Allan Carriou, Fabrice Lhenry et Lilian Prunet à Mulhouse. L’équipe des Scorpions avait sûrement le plus séduisant visage de son histoire. Pour la première année de la « Ligue Magnus » (qui remplaçait le Super 16), les Scorpions terminaient 4ème de la saison régulière après une saison en dents de scie et une nouvelle désillusion en coupe de France. Après la qualification face à Briançon sur une victoire 3-1 dans les séries en quart de finale, les Scorpions s’en allaient battre Rouen par le même score (devant près de 1900 spectateurs pour les deux matchs à domicile) en demi-finale de Ligue Magnus. Avec cette qualification en finale, le hockey sur glace était devenu le sport médiatique numéro 1 dans la cité du Bollwerk. Cela récompensait déjà le travail, la passion, voire l’acharnement de dizaines de personnes qui, il y a tout juste 8 ans, s’étaient un jour réunies, et avaient posé la première pierre du hockey de haut niveau à Mulhouse. La finale : Dans leur duel face aux Diables Noirs de Tours, et portés par la ferveur populaire des 2000 supporters qui occupaient le moindre recoin libre de la patinoire, les Scorpions gagnaient leur premier match par 6 à 1. Pour le match à Tours, plus de 200 supporters mulhousiens s’étaient déplacés pour soutenir leur équipe alors que la rencontre était télévisée et suivie à plusieurs endroits à Mulhouse. A la 17ème minute, la tribune mulhousienne explosait de joie lorsque sur un exploit personnel, Maurice Rozenthal s’en allait battre le gardien en glissant le palet dans un trou de souris. Après de nombreux arrêts phénoménaux de Fabrice Lhenry (dont le plongeon héroïque du second tiers, digne d’un gardien de football), c’est l’attaquant mulhousien Pavol Segla qui propulsait le palet dans le filet adverse d’un tir puissant. Après le troisième but de Kiviharju, le rêve devenait réalité : Mulhouse était bel et bien Champion de France. Tous les supporters mulhousiens envahissaient la glace pour partager avec les joueurs ce moment de pur bonheur et être tout près d’eux lors de la remise de la fameuse Coupe Magnus. Le lendemain soir, quelques 300 supporters inconditionnels s’étaient donné rendez-vous devant la patinoire de Mulhouse pour accueillir leurs champions à la descente du bus. Mais les passionnés de hockey à Mulhouse allaient rapidement passer du rêve au cauchemar. Les Scorpions ne furent pas validés pour la saison suivante en raison d’un important déficit financier. Après de nombreux appels, la décision tomba : Mulhouse était condamné à la rétrogradation administrative en D3 pour la saison 2005-06 et le HCM déposa finalement le bilan. Les Scorpions étaient cette fois-ci bel et bien morts !

2005

LA RENAISSANCE DES SCORPIONS : 2006 À 2009

Pour cette renaissance du hockey senior à Mulhouse, un nouveau logo plus dynamique pour l’ADHM était présenté dès l’été, alors que l’emblématique nom des SCORPIONS était conservé ! Après une saison sans compétition, l’équipe devait se reconstruire en D3. Avec un nouveau président, Emmanuel Mouget et un nouvel entraîneur, Laurent Arnaud, les Scorpions allaient progressivement se reconstruire avec le soutien de son public et de ses Ultras. Grâce à une belle 4ème place lors du carré final du championnat à Clermont en 2007-08, les Scorpions obtenaient leur promotion administrative en D2. Au terme d’une saison 2008-09 pleine et avec un public de plus en plus nombreux, les Scorpions accédaient déjà à la D1 après un titre de vice-champion de France en D2. L’objectif principal de retrouver la D1 était donc atteint et un nouvel entraîneur posait de nouveau ses valises à Mulhouse : Christer Eriksson. Marc de la Caffinière prenait quant à lui la présidence du club.

2007

LE TITRE EN D1, LA MONTÉE EN MAGNUS, DE NOUVELLES DÉSILLUSIONS MAIS UN AVENIR FLORISSANT : 2009 À 2013

Pour leur première saison en D1 en 2009-2010, les Scorpions réalisaient un grand coup en finissant sur le podium final du championnat (3ème). Une performance exceptionnelle pour un promu, acquise grâce à une grande régularité et un groupe homogène. Pour leur troisième saison en D1, l’équipe des Scorpions était séduisante et a proposé du beau spectacle aux Mulhousiens qui ont régulièrement répondu présents pour remplir les gradins. Les Scorpions finirent finalement champion de France de D1, en étant invaincus en play-offs après la victoire face aux Aigles de Nice en finale et en ne lâchant rien même lorsque plus personne n’y croyait, comme au premier match de la demi-finale à Brest. Mulhouse retrouvait donc l’élite du hockey français, 7 ans après son titre de champion. Les Scorpions ne gardèrent malheureusement pas un très bon souvenir de la Ligue Magnus. Après une saison régulière compliquée, les Scorpions jouèrent les play-downs pour la première fois de leur histoire. 3 défaites plus tard, Mulhouse se retrouva en D1 avec un nouveau projet pour pérenniser un jour le club au plus haut échelon national.

2012

Retour EN D1, EXIL A COLMAR, LE TEAM SYNERGLACE ET UNE MONTEE ANTICIPEE : 2013 À 2017

Les Scorpions repartent presque de zéro en Division 1. Christer Eriksson est à la barre d’un effectif dans lequel restent seulement quatre joueurs qui faisaient partie de la courte aventure en Ligue Magnus. Dans une équipe hétéroclite, avec un savant mélange entre joueurs français, nord-américains et européens, la mayonnaise prend rapidement. Les Scorpions terminent à la troisième place de la saison régulière, éliminés en demi-finale.

La saison suivante, la patinoire de l’Illberg est en travaux. Une patinoire provisoire est installée à Wittenheim pour les entraînements. L’équipe première joue ses matches à Colmar. La fermeture de l’Illberg est plus longue que prévue et la patinoire de Wittenheim est utilisée jusqu’au printemps. Sur la glace, les Scorpions sont moins fringants que la saison passée. Les conditions n’aident pas, mais l’équipe se qualifie pour les playoffs. Le retour à l’Illberg se fait en playoffs avec une victoire contre Anglet. Le voyage au Pays Basque sera fatal à cette drôle de saison. C’était la première saison de Milan Jurik à Mulhouse, le début d’une histoire que personne n’imaginait alors si longue et riche.

A l’été 2015, Christer Eriksson prend du recul pour occuper le poste de manager général. Un nouvel entraîneur tchèque, Jan Prochazka, arrive au club. Cette saison est extrêmement serrée en haut du classement. Les Scorpions terminent quatrièmes à seulement deux points de la tête. Les Scorpions sont éliminés par Neuilly/Marne après une série extrêmement disputée et indécise, marquée par deux séances de tirs au but à l’Illberg. Une fin de cycle s’opère dans l’effectif et pas mal de changements interviennent. L’équipe est dominante la saison suivante, la première jouée en bleu et sous le nom de Team Synerglace. La rupture inattendue avec Jan Prochazka en janvier n’enraye pas la machine mulhousienne reprise, au pied levé, par Christer Eriksson. Seul Briançon fait mieux en saison régulière. En playoffs, Cholet, Anglet et Brest n’opposent que peu de résistance à des Mulhousiens emmenés par un duo letton intenable composé par Rolands Vigners et Arturs Sevcenko. Les Scorpions soulèvent à nouveau le trophée de Division 1 cinq ans après et vont retrouver une Ligue Magnus transformée depuis leur dernier passage.

L'installation en Synerglace Ligue Magnus et la survie pendant le COVID-19

Hugues Cruchandeau délivre l'Illberg contre Angers

En 2016, la Ligue Magnus est passée à 12 équipes et 44 matches : un nouveau monde. Le club doit se structurer : une société est créée et marque la séparation avec l’ADHM. Un temps d’adaptation est nécessaire mais après les fêtes, l’équipe est performante. Lors de l’ultime journée, une égalisation à la dernière minute envoie les Scorpions en prolongation. La nécessaire victoire pour accrocher le top-8 est venue de la crosse du capitaine Hugues Cruchandeau. L’équipe fera ensuite honneur à sa qualification en six matches contre Grenoble.
La saison 2018/2019 débute à nouveau en douceur. Yorick Treille remplace Christer Eriksson au milieu de l’automne. Malgré une série d’invincibilité en début d’année, le retard était trop important pour accrocher le bon wagon cette fois. La saison suivante différente. Régulière toute la saison, avec un parcours en Coupe de France qui s’arrête à Rouen en demi-finale, l’équipe termine à la cinquième place.  Dans des playoffs perturbés par l’apparition du Covid-19, l’équipe est d’abord éliminée sur tapis vert avant de finalement vaincre Amiens en sept matches… à Cergy-Pontoise. Une qualification en demi-finale pour le symbole, puisque le dernier carré ne sera pas disputé.

Dès la fin de saison, Yorick Treille quitte le club, alors qu’il a été récompensé du trophée de meilleur entraîneur de la ligue, et est remplacé par le québécois Alexandre Gagnon. La saison 2020/2021 se prépare dans l’incertitude. Le début d’exercice s’effectue avec des restrictions sanitaires, avant d’être tout simplement suspendu. Le championnat reprend en janvier avec un calendrier allégé et sans playoffs. La survie des clubs est la priorité, la huitième place au classement des Scorpions presque anecdotique.

La saison 2021/2022 reste sous la menace du Covid-19. Elle peut toutefois aller à son terme sans trop d’encombres et malgré quelques matches reportés, ce qui engendre un calendrier dense au milieu de l’hiver pour les Scorpions. Après un départ difficile et plombée par une pénalité de six points, l’équipe peine à trouver son rythme de croisière. La direction du club opère en février un changement sur le banc dans un dernier espoir de faire réagir l’équipe pour accrocher les playoffs. Erwan Agostini prend la suite d’Alexandre Gagnon, assisté par Kevin Hecquefeuille. Ce sera insuffisant pour y parvenir. Le maintien est finalement acquis lors des playdowns. Cette fin de saison marque l’arrêt ou le départ de plusieurs joueurs parmi lesquels Kevin Hecquefeuille, qui devient l’entraîneur-chef de l’équipe après une magnifique carrière, mais aussi Milan Jurik, qui quitte Mulhouse après huit saisons et 305 matches joués sous nos couleurs ce qui constitue un record qui ne sera pas battu de sitôt… Son numéro 37 est désormais retiré.

A suivre…

Yorick Treille
Kevin Hecquefeuille
Milan Jurik

nés pour piquer !

découvrez l’EFFECTIF des scorpions

Retour haut de page