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Andrey Rychagov : « Je veux toujours gagner, quoi que je fasse. »

Bonjour Andrey, où as-tu passé ton été ?           
J’ai passé l’été dans ma ville de Saint-Pétersbourg, une des plus belles villes du monde. Il y a beaucoup de choses à y faire.    


Peux-tu nous en dire plus sur toi ?         
J’ai vécu toute ma vie à Saint-Pétersbourg avec ma mère et mon père. Nous y passons du bon temps et je joue au hockey. Au niveau loisir, tout tourne autour du sport pour moi. Je suis un grand sportif. Je suis aussi très compétiteur. Je veux toujours gagner, quoi que je fasse. C’est le genre de gars que je suis. Sinon, je ne suis pas marié. Ce n’est pas facile en Russie, il y a tellement de jolies filles !


Quand as-tu démarré le hockey ?          
J’ai démarré à l’âge de six ans. J’étais un enfant très sportif et mes deux parents étaient sportifs professionnels. Je faisais aussi du foot, du basket, de la natation et de la gymnastique. J’aurais pu réussir dans tous ces sports, mais un jour – je ne sais plus quand – mon père m’a demandé ce que je préférais. Là, j’ai clairement dit le hockey sur glace.       


Comment décrirais-tu ton jeu ?               
Je dirais que je suis un joueur de style russe. J’aime faire des passes, combiner. Je suis le type de joueur qui aime faire la passe en plus qui permettra par exemple de marquer dans une cage vide. Néanmoins en tant que pro, je me dois de faire le meilleur choix et je peux donc aussi marquer. Je peux jouer dans toutes les conditions, car durant ma carrière, j’ai côtoyé d’excellents joueurs et coachs. Je peux donc bien m’adapter à toutes les situations que ce soient offensives ou défensives. 


Peux-tu nous résumer ta carrière ?       
J’ai signé mon premier contrat à l’âge de quinze ans dans ma ville natale. J’ai eu mon premier salaire alors que j’allais à l’école. C’était marrant, car je me disais que j’étais le gars le plus riche de l’école ! Ensuite, tout s’est enchainé. Plusieurs fois dans ma carrière, j’ai dû faire un petit saut en arrière pour mieux rebondir. En VHL, je marquais un maximum de points pour pouvoir rejoindre la KHL. Une fois dans cette ligue, si j’étais un peu juste, je refilais faire un tour en VHL. Je visais alors 50-60 points pour retourner en KHL. Parfois ça marchait, parfois pas. En tout cas, cela m’a permis de jouer avec une multitude de super joueurs et des coachs de très haut niveau.             


Quels moments gardes-tu en mémoire ?            
Honnêtement, chaque saison est spéciale. Il se passe toujours quelque chose de différent que ce soit au niveau des résultats ou par le biais de toutes les rencontres. Chaque saison est remplie d’émotions qui restent pour moi gravées pour toujours. Cela étant dit, si je devais choisir une saison, ce serait 2006-2007. Je jouais pour le Khimik Voskresensk. Je luttais pour le top-5 des marqueurs  de la ligue alors que je n’avais que vingt-quatre ans. Grâce à cette belle saison, j’ai été appelé en équipe nationale russe pour participer aux Universiades d’hiver à Turin. Cet évènement faisait suite aux JO qui s’y étaient déroulés l’année précédente. On est arrivé en finale contre Team Canada. C’était indescriptible comme expérience.      


Pourquoi venir jouer hors de la Russie ?             
J’ai en fait toujours été intéressé par une expérience à l’étranger pour pratiquer un hockey différent et découvrir d’autres gens et une autre culture. Je suis très curieux et surtout très intéressé par tout ce qui tourne autour du hockey. Je suis venu une première fois en France il y a deux ans, mais c’était pendant le COVID. Il y a donc beaucoup de choses que je n’ai pas vues. Je suis impatient de découvrir tout cela. Je suis aussi ravi de rejoindre les Scorpions de Mulhouse qui ont une histoire et un nom.          


Qu’as-tu retenu de ton passage chez les Pionniers ?     
Chamonix m’a fait confiance en plein COVID. C’était un gros risque pour eux, car ils ne savaient pas grand-chose de moi. On avait beaucoup discuté au téléphone, mais ils ne me connaissaient pas. J’ai donné mon maximum et Chamonix a également été satisfait.  Je les remercie beaucoup pour cette confiance.    


Pourquoi la France ?     
C’est un de mes pays favoris. Moi, je ne connais personne qui n’aimerait pas vivre en France. Il y a tout, la mer, la montagne et une très belle qualité de vie.          

Andrey Esipov m’a donné les coordonnées de Kevin Hecquefeuille. C’est donc moi qui l’ait contacté. Nous avons longuement discuté. Kevin me voit comme un leader et une personne qui peut amener beaucoup d’expérience aux jeunes. Il attend de moi que je leur apprenne au niveau du jeu, mais aussi au niveau de la préparation et d’autres aspects extérieurs au jeu.

Comment s’est fait ton contact avec Mulhouse ?           
Andrey Esipov m’a donné les coordonnées de Kevin Hecquefeuille. C’est donc moi qui l’ait contacté. Nous avons longuement discuté. Kevin me voit comme un leader et une personne qui peut amener beaucoup d’expérience aux jeunes. Il attend de moi que je leur apprenne au niveau du jeu, mais aussi au niveau de la préparation et d’autres aspects extérieurs au jeu. Cette confiance du coach m’a convaincu tout comme toutes les discussions que j’ai eues avec d’autres membres de l’organisation. J’ai senti tout le monde super impliqué. Je suis vraiment impatient pour cette nouvelle saison.

Te rappelles-tu de ton but contre Quentin Papillon lors de cette saison 2020/2021 ?   
(Rires) Oui, je m’en rappelle très bien ! On était en infériorité, à trois contre quatre je crois bien. Je me retrouve à partir en contre et d’un seul coup, je suis en un contre un face à Quentin. J’étais un peu surpris, étant en infériorité, mais j’ai trouvé la lucarne. Désolé… J’ai aussi fait un assist sur un engagement, donc un très bon match pour moi.            

Connais-tu des Mulhousiens ? 
Je connais Andrey de l’époque où il jouait en Russie. J’ai rencontré Ivan il y a deux ans. Il m’a beaucoup parlé de Mulhouse. Je les ai récemment recontactés et je n’hésiterai pas à solliciter Ivan une fois à Mulhouse.   

Andrey Esipov dit de toi : « C’est une belle personne et un bon joueur. Il est très pro et travaille très dur. »    
Merci, ça correspond bien je crois. On se connait donc ce n’est pas étonnant. De toute manière, il faut travailler très dur pour jouer sur une période aussi longue que moi. Je serai prêt, car de plus la période de préparation sera très courte.  

Kevin a aussi disait de belles choses sur toi…   
Oui, il m’a dit rechercher un centre qui soit créatif mais aussi solide au niveau défensif. J’aime également beaucoup jouer en équipes spéciales. De toute manière, le plus de temps de glace j’ai, le plus heureux je suis. En tout cas, je suis ravi de la confiance de Kevin.    

As-tu déjà une idée de la suite de ta carrière ?                
Je n’aime pas trop parler du futur lointain. Je me focalise plutôt sur le futur proche et la prochaine saison. Je veux mériter la confiance qui m’a été faite par le club. Je veux aider l’équipe, atteindre les play-offs et faire le maximum.     

Parles-tu français ?        
(En français dans le texte, NDLR) Oui je parle un peu. J’ai essayé. J’ai besoin de continuer à apprendre. J’ai un professeur de français. C’est une langue difficile mais très intéressante. Je continue donc, car je pense que c’est une marque de respect pour le pays qui t’accueille. En tout cas, je ferai l’effort !              

Quelque chose de marrant te concernant ?       
(Rires) Je suis plutôt un gars sérieux. Par contre je suis toujours positif. Pour moi il y a toujours une solution à tout. Je pense donc être un coéquipier agréable.

Qu’aimes-tu faire en dehors du hockey ?           
J’aime tout ! Comme je disais, j’adore ma ville où on peut se promener et profiter de la vie. J’aime passer du temps avec ma famille. J’aime aller au lac, jouer avec mon chat, passer du temps avec mes amis. Comme déjà mentionné, je suis super sportif. Je fais des tournois de tennis, compétitions de karting, joue au foot avec des amis. Tout cela m’amuse.   

Un dernier mot pour les fans ?
Je suis persuadé que les supporters mulhousiens sont excellents. Je veux montrer ce que je peux faire. Je pense que nous aurons un hockey collectif, agressif et performant. Le principal est de prendre du plaisir en équipe que ce soit sur la glace et en dehors, fan inclus, car pour moi les supporters font aussi partis de la team.

Merci beaucoup Andrey et à très bientôt sur la glace !

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