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Interview : Colin Campbell

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Publié le Samedi 27/06/2020

Bonjour Colin, tu viens du Nord-Est canadien. Parles-tu le français ?
Bonjour, j’ai passé six ans dans une école française. Malheureusement, je ne l’ai pas parlé depuis et cela fait dix ans. J’espère pouvoir réapprendre très vite.

Colin, peux-tu nous dire quelques mots sur ta famille ?
Je viens d’un très petit village de pêcheurs, d’une trentaine d’habitants, sur la côte Est de la Nouvelle Ecosse (Nova Scotia). J’ai travaillé presque toute ma vie sur un bateau de pêche au homard avec mon père. Je suis très proche de mes deux sœurs et de ma très grande famille. Ma mère a sept frères et sœurs et mon père en a vingt-quatre (ce n’est pas une faute de frappe, NDLR). Ma famille est très importante pour moi.

Que peux-tu nous dire de ta région qui n’est pas forcément très connue en France ?
Nova Scotia est une région très rurale, constituée de petites villes et villages à l’exception d’Halifax qui est la grande ville et qui est magnifique. J’ai vraiment adoré grandir en Nouvelle Ecosse, car les paysages sont grandioses. Les gens ici sont également très aimables et chaleureux ce que j’apprécie beaucoup. En gros, un bien bel endroit pour vivre.

Nova Scotia est proche d’un territoire français, Saint Pierre-et-Miquelon. Y as-tu été ?
Malheureusement non, mais c’est clairement sur ma liste. Après une saison à Mulhouse, je parlerai mieux le français et cela simplifiera une visite là-bas.

Colin, où es-tu en ce moment ?
Je suis dans ma région d’origine de Cape-Breton, dans un petit village qui s’appelle Bateston. J’ai grandi là-bas et cet endroit tiendra toujours une place privilégiée dans mon cœur.

Qu’as-tu prévu cet été avant ta venue en France ?
Mes étés sont toujours très occupés. Je travaille sur le bateau du lundi au samedi, de 3h30 à 15h30. Ensuite j’ai trente minutes de route pour rejoindre mon préparateur physique. A la fin de la journée, je suis habituellement épuisé. Je rentre, dine et file au lit. À part cela, chaque dimanche, j’essaie de jouer au golf.

Quand as-tu démarré le hockey ?
Je crois que j’avais cinq ans quand j’ai démarré. Mon père était un excellent joueur quand il était plus jeune. Je le remercie de m’avoir initié au hockey très jeune.

Peux-tu nous décrire ta carrière et les différentes ligues dans lesquelles tu as évolué ?
J’ai joué en junior ici à Nova Scotia pendant quatre ans. J’ai passé de très beaux moments à Yarmouth, en ligue MHL. J’ai eu de la chance de jouer dans de très belles équipes avec d’excellents coaches. J’y ai passé de très belles années. J’ai aussi disputé quelques rencontres à Saint John en QMJHL quand ils ont remporté deux années de suite la Coupe Mémorial. Malheureusement, je n’ai pas réussi à y rester, car l’équipe était très forte. Néanmoins le temps de jeu dont j’ai bénéficié et le fait d’être coaché par Gerard Gallant, maintenant coach en NHL à Las Vegas, m’a permis d’apprendre énormément en peu de temps.
Après mes années Junior, j’ai passé cinq saisons en USports qui est une ligue très compétitive, même si sous-cotée. J’ai eu de bonnes années et j’ai adoré jouer contre de très bons joueurs à chaque match. Cela m’a beaucoup aidé dans ma carrière.
Finalement, la saison passée, j’ai joué ma première année pro en Hongrie en Erste Liga. J’ai eu du mal au début à m’habituer à la grande glace, mais après quelques mois, j’ai commencé à mieux jouer. Je me suis rapproché de mes coéquipiers et j’ai vécu une saison très sympa. Je crois que cette saison m’a apprise à prendre soin de moi-même et me comporter en pro.

Tu as croisé Cody Drover il y a quelques années ?
Oui. Il a été drafté dans l’équipe dans laquelle j’évoluais, mais il a été échangé. J’ai joué contre lui en Junior puis à nouveau en USports. Nous avons beaucoup d’amis communs et je n’ai entendu que de bonnes choses le concernant. En tant que joueur de hockey, je me rappelle qu’il était toujours un top player. Il est très talentueux et je suis excité à l’idée de jouer à ses côtés et devenir un ami. Je suis sûr qu’il fera une belle saison.

Tu as également étudié à l’université de Nipissing.
Oui, j’y ai obtenu un diplôme de “Business Administration” avec une double spécialisation en finance et marketing. J’ai complété ce cursus par une année de psycho. Par contre, je n’ai pas encore d’idée précise de profession plus tard.

Tu as déjà porté un C et un A sur ton maillot. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?
C’était vraiment quelque chose de très important pour moi. J’ai beaucoup apprécié cette responsabilité additionnelle. Cela me forçait à être à mon maximum tout le temps et à montrer l’exemple. C’était très enrichissant d’être là pour mes coéquipiers et de faire mon possible pour qu’eux aussi soit à leur meilleur que ce soit sur la glace ou en dehors. S’ils sont à l’aise dans la vie de tous les jours, ils peuvent se focaliser sur leur jeu. Je fais aussi attention à toutes les petites choses. Je dis toujours à mes coéquipiers à quel point je suis reconnaissant de pouvoir jouer au hockey tous les jours et que je savoure chaque minute.

En 2019, pourquoi as-tu choisi de traverser l’atlantique ?
Je ne connaissais pas grand chose du hockey européen. J’ai reçu une offre pour aller jouer en Hongrie. Je n’ai entendu que de bonnes choses sur le pays et le club. Du coup, j’ai tenté ma chance.

Comment s’est passée la saison passée ?
C’était une super expérience. La ville est magnifique et les habitants incroyables. Notre équipe était très jeune ce qui était parfois difficile. Néanmoins, nous avons fait une belle saison et avons tenu tête au champion en titre en play-offs en six matches.

Et la vie dans une ville européenne ?
C’était clairement différent, mais j’ai apprécié chaque minute. La culture est différente. Les gens sont agréables, polis. La nourriture, les boissons et le café étaient délicieux. De toute manière, j’aime toujours découvrir de nouvelles choses.

Et pourquoi venir en France ? La gastronomie, le vin ou le hockey ?
J’ai entendu de très belles choses sur ce pays et j’avoue que les trois m’intéressent ! On m’a certifié que les trois étaient excellents.

Colin, tu as vingt-sept ans. Comment vois-tu la suite de ta carrière ?
Je veux juste me challenger chaque jour pour progresser encore et toujours en tant que joueur et individu. Maintenant que je suis plus âgé, je sais aussi qu’il est important que je prenne soin de ma santé et de mon corps pour pouvoir jouer à fond lors de chaque match.  

Que penses-tu pouvoir apporter aux Scorpions Team Synerglace ?
Je pense être un bon coéquipier, toujours prêt à aider de quelque manière que ce soit, sur la glace ou en dehors. Je pense pouvoir apporter offensivement tout en me souciant de la partie défensive.
Au niveau du jeu, j’utilise au maximum ma vitesse et ma protection du palet. J’aime aussi jouer physique et défendre mon territoire et mon équipe.

Es-tu plutôt buteur ou passeur ?
Je ne peux pas répondre clairement. En fait, j’ai eu la chance de jouer avec de très bons buteurs et dans ce cas je me focalisais sur leur donner le palet dans les meilleures conditions. J’adore aussi marquer. Je travaillerai dur pour le bien de l’équipe.

Que connais-tu de la Synerglace Ligue Magnus ?
Je ne la connais pas bien, mais d’après ce qu’on m’a dit le hockey y est très intéressant.

Connais-tu des joueurs mulhousiens ? Il y beaucoup de Canadiens dans l’effectif.
Uniquement Cody Drover mais en tant qu’adversaire.  Le fait qu’il y ait beaucoup de compatriotes va m’aider pour l’acclimatation.

Connais-tu ton futur coach ?
Non, mais il me parait très intelligent et je suis ravi à l’idée de jouer pour lui. Il a très bien performé alors qu’il est un coach très jeune. Je suis vraiment convaincu que nous avons une belle équipe.

Colin, as-tu quelque chose de particulier à dire te concernant ?
Pas grand chose qui me vienne à l’esprit. Je suis un gars très abordable et je me réjouis de rencontrer de nouvelles personnes. Souvent les coéquipiers sont surpris par mon métier (pêcheur de homard, NDLR). J’ai aussi beaucoup de poissons (en mer), comme par exemple un couple de requins. La majorité des gens sont impressionnés par les vingt-quatre frères et sœurs de mon père !

Un hobby ?
Ils changent souvent, mais en ce moment, c’est le golf. Je tente aussi d’apprendre à jouer à la guitare, mais pour l’instant je suis nul.

Un dernier mot pour les supporters mulhousiens ?
Je suis très impatient de venir et de jouer devant nos supporters. J’ai entendu qu’ils étaient incroyables et très bruyants. J’espère qu’on pourra célébrer beaucoup de victoires.

Merci Colin et Bienvenue à Mulhouse !

Crédit photo : Fehervari Titanok


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Interview : Antonin Germond

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Publié le Jeudi 18/06/2020

Bonjour Antonin. En guise d’introduction, que dirais-tu pour te présenter ?
Tout d'abord bonjour à tous ! Je m'appelle Antonin Germond, j'ai vingt ans. Je suis sur des patins depuis l'âge de trois ans. J'ai effectué jusqu'à maintenant toute ma formation dans le club des Dragons de Rouen.

Il me semble que le hockey c’est un peu une histoire de famille chez les Germond. Peux-tu nous en dire plus ?
Ah ça oui, effectivement, c'est une histoire de famille. Mon arrière-grand-mère m'emmenait voir les matches professionnels dès mon plus jeune âge. C’est Mamie Germond pour les connaisseurs du tournoi U9. Et mon père pratiquait lui aussi au club de Rouen durant sa jeunesse. J'ai été attiré par ce sport dès mes premiers coups de patins.

Tu joues en attaque. Quels sont tes points forts sur la glace ? Et ceux que tu souhaiterais améliorer ?
J'ai toujours joué en attaque, oui. Je dirais que je suis un joueur assez complet. Je peux jouer offensivement comme défensivement, et je possède une bonne vision du jeu ainsi qu'un bon lancer. Cependant il me reste à travailler beaucoup de points notamment mon explosivité ainsi que ma mobilité.

Tu arrives avec Yoan Salve que tu connais depuis longtemps. Que dirais-tu pour nous le présenter ?
Je connais très bien Yoan puisque nous jouons ensemble depuis les plus basses catégories. Selon moi c'est un joueur très tenace et travailleur qui ne baissera jamais les bras, de plus c'est un excellent défenseur !

Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre Mulhouse pour ta première saison senior ?
Le projet de Mulhouse qui m'a été présenté m'a semblé être le meilleur d'abord sur le plan sportif mais aussi sur le plan personnel. Le fait de rejoindre un groupe tel que celui-ci ne pourra être pour moi que bénéfique en termes de gain d'expérience pour la suite de ma carrière.

Tu portes généralement le numéro 3. C’est ton numéro fétiche ?
Oui j'ai toujours joué avec ce numéro. C'était celui que portait mon père lorsqu'il jouait.

Comment as-tu vécu cette période de confinement ?
Longue, trop longue comme tout le monde sans doute… Durant cette période j'avais tous les jours un programme de sport à faire pour me maintenir en forme, de plus j'en ai profité pour travailler davantage mes cours ce qui m'a permis de valider ma deuxième année de licence.

Que fais-tu de ton temps lorsque tu n’es pas à la patinoire ?
J'ai pas mal de loisirs à côté du hockey tel que le golf, le tennis ou même une petite balade à pieds. Il m'arrive aussi de jouer à la console.

Un mot pour nos supporters en conclusion ?
J'ai vraiment hâte de commencer la saison et de tous vous rencontrer à l'Illberg. L'attente commence à être longue, en attendant prenez soin de vous et à bientôt !

Crédit photo : Stéphane Heude


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Interview : Yoan Salve

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Publié le Jeudi 11/06/2020

Bonjour Yoan, où es-tu en ce moment et peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour, je suis actuellement à Rouen. J’y suis né, tout comme mes parents. Toute ma famille et mes amis sont également à Rouen.

Quand as-tu découvert le hockey ?
J’ai découvert le hockey à six ans en allant voir des matches, accompagné de mon père et de mon frère.  Ça m'a beaucoup plu. L'ambiance était incroyable. J’ai testé et j’ai eu un coup de foudre.     

As-tu toujours été défenseur et quel est ton style de jeu ?
Oui, j’ai toujours joué en défense. Je suis surtout un défenseur défensif, mais je peux être aussi offensif.  Je suis un joueur qui cherche surtout à garder le palet, à trouver des solutions. J’évite vraiment de me débarrasser du palet.

Tu es jeune, quelle est ton ambition ?
Mon ambition pour ma carrière est de pouvoir atteindre de grands championnats, au niveau international. J’espère que Mulhouse pourra m'aider dans ce parcours.

Peux-tu nous dire un mot sur ta dernière saison ?
La saison passée, j'ai surtout joué avec les U20 et la D2 de Rouen. Je suis assez satisfait de ma saison. Rouen m'a servi de tremplin pour atteindre le niveau professionnel. Je les remercie encore pour tout cela.

Pour venir en Alsace ?
Mulhouse est vraiment une équipe qui m'a plu, car c'est une équipe qui a fait beaucoup jouer les jeunes la saison passée. C'était vraiment une équipe très intense dans les matchs, une équipe qui fatigue l'adversaire et qui peut faire la différence dans la ligue Magnus. 

Que penses-tu du parcours des Scorpions Team Synerglace la saison passée ?
Les Scorpions ont vraiment fait un bon parcours. C'était une des équipes qui a fait jouer le plus de jeunes et qui a prouvé que ce club pouvait être très dangereux.

Connais-tu des joueurs au sein de l’effectif de Mulhouse ?
Oui je connais pas mal de joueurs. Notamment ceux qui ont joué à Rouen, mais aussi des joueurs avec qui j'ai joué en équipe de France.

Et les coaches ?
Je connaissais bien Yorick Treille, car il nous entraînait en U17 à Rouen. Je ne connais pas mes futurs coaches personnellement.

Qu’as-tu retenu de tes passages en Equipe de France ?
J'ai beaucoup aimé jouer en équipe de France. Cela m'a apporté beaucoup d'expérience, notamment lors des Mondiaux où il fallait gérer la pression.

Quel est ton objectif pour la saison prochaine ?
Mon objectif pour l'année prochaine est de prendre suffisamment d'expérience afin d'avoir un rôle important à l'avenir.

Tu évolueras avec le capitaine des Scorpions.
Je suis très content de pouvoir jouer avec Kevin. Je suis sûr que c'est un joueur talentueux et qui peut m'apporter beaucoup d’expérience pour l'avenir. J’ai très hâte de jouer avec lui.

Connais-tu la région ?
Je ne connais pas Mulhouse. J’ai très hâte de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles personnes.

Que penses-tu des Scorpions 2020/2021 dont l’effectif est bien avancé ?
Je pense que l'effectif est assez jeune. Je pense aussi qu'il pourrait y avoir de grandes surprises positives dans la ligue Magnus.

Et en dehors du hockey ?
Je suis étudiant STAPS. J'aime m'amuser avec mes amis et passer des moments en famille.

Un dernier mot pour les supporters mulhousiens ?
J’ai vraiment hâte de rencontrer le public de l'Illberg. Je vous dis à tous à très bientôt.

Merci Yoan et bienvenue à Mulhouse !

Crédit photo : Stéphane Heude


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Interview : Jordan Mugnier

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Publié le Samedi 06/06/2020

Bonjour Jordan. Je te laisse dire tes premiers mots pour te présenter à nos lecteurs.
Bonjour. Je m’appelle Jordan Mugnier, j’ai vingt-quatre ans et je suis originaire de Chamonix. J’ai un frère, lui aussi joueur de hockey. 

Tu viens de Chamonix. C’était naturel pour toi de t’essayer au hockey dans ta jeunesse ?
Chamonix est une ville pionnière de hockey, c’est donc tout naturellement que j’ai voulu essayer ce sport dès l’âge de quatre ans. On peut presque dire que je suis né avec des patins aux pieds. Dans mon entourage, pas mal de personnes pratiquaient le hockey, cela a sans doute influencé mon choix. 

Que dirais-tu pour présenter tes caractéristiques d’hockeyeur et ta personnalité ?
Si je devais me décrire je dirais que je suis quelqu’un d’assez calme en dehors de la glace. Une fois les patins enfilés je n’ai qu’un seul objectif : donner le meilleur de moi-même. Mes atouts en termes de jeu sont la vitesse, le shoot et la vision de jeu.

Jusqu’à l’été 2018, tu avais passé toute ta jeune carrière dans les Alpes. Était-ce un gros changement pour toi de rejoindre un club de plaine comme Tours ?
C’est vrai que changer de club et de ville demande toujours un temps d’adaptation, mais rejoindre l’équipe tourangelle était une belle opportunité et je ne regrette vraiment pas. La vie est différente qu’à la montagne mais il y fait bon vivre. Mais je vous avoue que rentrer chez moi pendant les vacances fait du bien.

Tu as passé quatre saisons en D1 à Val Vanoise puis Tours. Que t’ont-elles apportées ?
Mes quatre saisons en D1 m’ont permis de gagner en expérience et en maturité. J’ai pu améliorer mon jeu, mais aussi apprendre à ne rien lâcher. Ces années m’ont apporté de plus en plus de temps de jeu. Chaque expérience m’en apprend un peu plus sur le hockey et sur moi-même. 

Ce retour en Ligue Magnus cet été, est-ce pour toi un point d’étape prévu dans ton plan de carrière ou une opportunité saisie au bond ?
Lors de ma première saison en Magnus à Chamonix j’étais encore jeune, il fallait que j’acquière plus d’expérience en D1, et mon objectif était de retourner en Magnus dès que je serais prêt. Je pense que le moment est arrivé. 

Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre notre club ?
J’ai fait le choix de rejoindre les Scorpions car j’ai pu suivre leur évolution ces dernières années et j’ai envie d’apporter à mon tour quelque chose à l’équipe. Pouvoir rejouer en Ligue Magnus c’est vraiment stimulant. Mulhouse est une ville de hockey, pour mon plus grand bonheur. 

Qu’attends-tu de cette prochaine saison, quels objectifs as-tu ?
Pour cette nouvelle saison, je compte bien continuer à travailler dur. J’espère progresser davantage et avoir un temps de jeu intéressant. Je suis prêt à montrer de quoi je suis capable. 

Tu as croisé la saison passée l’équipe de Chambéry qu’entraînait Alexandre Gagnon. Qu’as-tu retenu de la façon dont il faisait jouer son équipe ?
Lors de nos rencontres contre Chambéry, Alexandre a vraiment su prendre en main son équipe. Il me semble juste et persévérant J’ai entendu que du positif sur sa façon de coacher, je suis très content de pouvoir travailler avec lui, Erwan et toute l’équipe. 

Tu as souvent porté le numéro 17. Ce chiffre a-t-il une signification particulière pour toi ?
Ça peut paraître bizarre mais à la base ce numéro n’a pas de signification pour moi. Quand j’étais jeune, je portais le numéro 4, ma date de naissance, mais j’ai voulu changer par le 17 et depuis c’est mon numéro fétiche. J’espère pouvoir le porter à nouveau cette année. 

Je te laisse conclure si tu le souhaites en t’adressant à nos supporters
J’adresse mes mots derniers aux supporters mulhousiens qui, je l’espère, seront nombreux pour ce début de saison inédit. J’ai hâte de faire leur connaissance.

Crédit photo : Ludovic Dupraz


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Colin Campbell nous rejoint

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Publié le Samedi 30/05/2020

Nous sommes heureux de vous annoncer la signature de Colin Campbell en attaque pour la saison prochaine.

Colin est un Canadien originaire de la Nouvelle-Ecosse. Il a fêté ses vingt-sept ans cet hiver alors qu’il évoluait en Hongrie. Capable d’évoluer à l’aile et au centre, il est un attaquant rapide qui accorde autant d’importance à son jeu offensif que défensif.  Porteur d’une lettre sur son maillot en junior et en universitaire, il devrait aussi avoir du leadership à revendre.

Colin a donc été formé en Nouvelle-Ecosse, dans l’est canadien. Il a fréquenté la même ligue junior que Cody Drover, la MHL, avec quatre saisons chez les Yarmouth Mariners, où il a terminé capitaine de son équipe et fut trois fois meilleur pointeur de son équipe. Il a également disputé six matches en LHJMQ avec Saint John. La suite le mena en USports, du côté de North Bay à l’université du Nipissing. Il y passa cinq saisons à étudier l’administration des affaires en plus de jouer au hockey. La saison passée marquait ses débuts chez les professionnels et en Europe, du côté de la Hongrie. Il évoluait sous les couleurs du Fehérvár AV19 II, équipe d’Erste Liga. Ce championnat voit s’affronter sept clubs hongrois et trois clubs roumains. Il a été le meilleur buteur et pointeur de son équipe.

Nous souhaitons la bienvenue à Colin chez les Scorpions ! Retrouvez ci-dessous sa réaction ainsi que celle d’Alexandre Gagnon.

Colin Campbell : « Je me sens très excité avec ce changement dans ma carrière. Ce que j’ai entendu de Mulhouse me plait beaucoup. J’ai hâte de jouer devant cet excellent public. Je pense qu’on connaitra une belle saison, je suis impatient que ça commence ! »

Alexandre Gagnon : « Colin est un joueur de talent et un marqueur naturel de buts. C’est surtout un joueur qui marque des buts de plusieurs façons et dans différentes situations du match. Il est tout sauf unidimensionnel. Il est très rapide et utilise bien l’espace sur la patinoire. Colin accorde une grande fierté en son jeu défensif ce qui fait de lui un joueur très complet. C’est un joueur qui pourra être utilisé sur toutes les phases de jeux autant offensives, défensives et les unités spéciales. »

Crédit photo : Soos Attila – Fehervari Titanok


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Nouvelle saison, nouvelles ambitions

Chef d’entreprises, décideurs, soutenir les Scorpions de Mulhouse, intégrer le Scorpions Business Club et développer votre business c’est donner une vraie visibilité à votre société.

Après un retour réussi en Ligue Magnus en 2017 (1er club à se qualifier pour les playoff l’année de son accession) après plusieurs années d’absence, tout le staff des Scorpions prépare d’arrache pied cette saison 2018-2019 qui sera sans aucun doute synonyme de réussite.

Le hockey sur glace à Mulhouse est considéré comme l’un des deux sports Elite.

Avec plus de 80 partenaires issus de secteurs d’activités variés, un taux de fréquentation par match conséquent, nous vous offrons la possibilité d’accroître votre visibilité sur un marché local voire national.

Le hockey sur glace est sans aucun doute le sport de demain, Mulhouse en sera son ambassadeur. Signez dans la bonne équipe, rejoignez les Scorpions et le Scorpions Business Club !

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HISTORIQUE DU CLUB

LES TEMPS HÉROÏQUES

Le hockey sur glace naît à Mulhouse en 1969, au sein de l’ASGM (Association des Sports de Glace de Mulhouse). En 1978, se crée à Mulhouse une école des jeunes hockeyeurs ; l’effectif du club n’est que de 32 licenciés à cette époque !

En 1986, l’inauguration de l’actuelle patinoire olympique donne enfin aux hockeyeurs mulhousiens une infrastructure leur permettant la pratique sérieuse de leur sport et de rêver à faire de Mulhouse une place forte du hockey national.

Les années suivantes, sous l’impulsion de divers dirigeants et de bénévoles, l’effectif du club ne cessera de s’étoffer, accueillant et formant des jeunes hockeyeurs de la catégorie poussin à cadet, passant de 70 à la fin de la saison 1989 à 120 licenciés fin 1991.

DES PROJETS AMBITIEUX ET LE DÉBUT DES RÉSULTATS

Après avoir pris son indépendance par rapport aux autres sports de glace de l’ASGM, le HCM (Hockey Club Mulhouse) est créé, et avec lui, un projet de développement sportif ambitieux avec comme mission de créer une dynamique « hockey » à Mulhouse ! Avec l’arrivée d’un entraîneur d’expérience issu du haut niveau suisse, Pascal Ryser et avec deux grands axes : une formation de qualité pour les jeunes hockeyeurs et hockeyeuses mulhousiens et amener le hockey majeur dans les championnats nationaux français. Sans oublier le travail réalisé par les dirigeants pour promouvoir le hockey et amener plus de partenaires à soutenir ce sport financièrement.

A l’issue de cette première saison en Play-Off en 1995-96, le HCM termina dans les dix premières équipes de Nationale 3 et pour la première fois de son histoire entra dans le Top 50 du Hockey français. Cette saison fut le point de départ du hockey de haut niveau à Mulhouse.

Mais déjà à la fin de la saison 1996-97, pressentant la progression ambitieuse de l’équipe des Scorpions, les dirigeants mulhousiens séparaient le club en deux entités :

  • le HCM ne concernerait dorénavant que le hockey professionnel à travers les Scorpions
  • Il continuerait parallèlement sa tâche formatrice pour le hockey mineur au sein de l’ADHM

LA NAISSANCE DES SCORPIONS… ET L’AU REVOIR À LA D3 !

Avant même le début de saison, un nouveau président, Claude Bauer, arriva à la tête du HCM et un nouveau nom, maintenant connu de tous, fut adopté pour l’équipe première : Les Scorpions.

Devant des spectateurs de plus en plus nombreux et de plus en plus passionnés, les Scorpions furent sacrés Vice-champion de France de D3 et empochaient leur précieux billet pour la Nationale 2 au terme de la saison 1997-98.

Le Père Noël se montrait particulièrement en avance cette année à Mulhouse, puisqu’à l’intersaison, le Comité National de Hockey sur Glace permit aux Scorpions d’intégrer directement la Nationale 1 pour la saison 1998-99. Les Scorpions rentraient dans la cour des grands !

MULHOUSE CONFIRME ET GRAVIT LES ÉCHELONS : 1998 À 2001

De 1998 à 2001, soutenus par un public de plus en plus nombreux (entre 1600 et 1700 personnes pour les finales) et grâce à une régularité et des performances exceptionnelles, les Scorpions décrochaient par deux fois la coupe du vice-champion de France de National 1 !

Et pour la deuxième fois de leur histoire, les Scorpions s’affichaient à la une des journaux locaux en avril 2000 à la veille du match aller de la finale du championnat de France de Nationale 1.

Les dirigeants et l’entraîneur des Scorpions avaient donc réussi avec quelques années d’avance leur pari de faire connaître Mulhouse comme une nouvelle et sérieuse place forte du hockey français. Mais à peine patins et crosses raccrochés, la grande décision qui couvait depuis plusieurs mois déjà fut officiellement annoncée : Les Scorpions de Mulhouse évolueraient en Elite la saison suivante.

En parallèle, les Ultras Mulhouse, le groupe de supporters des Scorpions, est créé en mars 2000, pour encourager leur équipe dans la victoire comme dans la défaite, aussi bien à l’Illberg qu’aux quatre coins de la France, de la ligue Magnus jusqu’en D3. Ils sont présents lors de la plupart des matchs à l’extérieur, et organisent parfois des déplacements en bus pour les destinations les plus proches ou les matchs à enjeu. Leurs chants rythmés au tambour et leurs animations visuelles tels que les tifos poussent les Scorpions vers la victoire. Ils sont le septième homme sur la glace.

L’APPRENTISSAGE DE L’ÉLITE : 2001 À 2004

Pour la première fois de sa jeune histoire, le HCM évoluait en Elite lors de la saison 2001-02. Malgré le souhait du président Claude Bauer d’éviter la dernière place et l’arrivée au poste d’entraîneur de Christer Eriksson (adjoint de Heikki Leime, patron de l’équipe de France), Mulhouse n’évita pas le bas du classement, mais resta tout de même en Elite pour la saison suivante.

En 2002-03, Mulhouse monta sur le podium (3ème) du plus haut niveau français pour la première fois de son histoire, dans une chaude ambiance dans la patinoire de l’Illberg.

L’année suivante, les Scorpions furent éliminés en quart de finale face à Anglet, après de nombreuses déceptions.

LA SAISON 2004-2005 : DU RÊVE AU CAUCHEMAR !

Après le départ de l’emblématique Président Bauer, Paul Heyberger, l’ancien vice-président, le remplaçait et annonçait que l’objectif principal du club serait de proposer un spectacle de qualité, en ne perdant pas de vue les résultats sportifs.

Le lock-out en NHL permit aux Scorpions d’enregistrer des signatures de grosses pointures de la NHL avec les canadiens Steve Montador et Steven Reinprecht notamment. Les internationaux français Maurice Rozenthal (trois fois meilleur joueur français) et Olivier Coqueux retrouvaient, eux, leurs coéquipiers de l’équipe de France Allan Carriou, Fabrice Lhenry et Lilian Prunet à Mulhouse. L’équipe des Scorpions avait sûrement le plus séduisant visage de son histoire.

Pour la première année de la « Ligue Magnus » (qui remplaçait le Super 16), les Scorpions terminaient 4ème de la saison régulière après une saison en dents de scie et une nouvelle désillusion en coupe de France.

Après la qualification face à Briançon sur une victoire 3-1 dans les séries en quart de finale, les Scorpions s’en allaient battre Rouen par le même score (devant près de 1900 spectateurs pour les deux matchs à domicile) en demi-finale de Ligue Magnus. Avec cette qualification en finale, le hockey sur glace était devenu le sport médiatique numéro 1 dans la cité du Bollwerk. Cela récompensait déjà le travail, la passion, voire l’acharnement de dizaines de personnes qui, il y a tout juste 8 ans, s’étaient un jour réunies, et avaient posé la première pierre du hockey de haut niveau à Mulhouse.

La finale :

Dans leur duel face aux Diables Noirs de Tours, et portés par la ferveur populaire des 2000 supporters qui occupaient le moindre recoin libre de la patinoire, les Scorpions gagnaient leur premier match par 6 à 1.

Pour le match à Tours, plus de 200 supporters mulhousiens s’étaient déplacés pour soutenir leur équipe alors que la rencontre était télévisée et suivie à plusieurs endroits à Mulhouse.

A la 17ème minute, la tribune mulhousienne explosait de joie lorsque sur un exploit personnel, Maurice Rozenthal s’en allait battre le gardien en glissant le palet dans un trou de souris. Après de nombreux arrêts phénoménaux de Fabrice Lhenry (dont le plongeon héroïque du second tiers, digne d’un gardien de football), c’est l’attaquant mulhousien Pavol Segla qui propulsait le palet dans le filet adverse d’un tir puissant. Après le troisième but de Kiviharju, le rêve devenait réalité : Mulhouse était bel et bien Champion de France. Tous les supporters mulhousiens envahissaient la glace pour partager avec les joueurs ce moment de pur bonheur et être tout près d’eux lors de la remise de la fameuse Coupe Magnus.

Le lendemain soir, quelques 300 supporters inconditionnels s’étaient donné rendez-vous devant la patinoire de Mulhouse pour accueillir leurs champions à la descente du bus.

Mais les passionnés de hockey à Mulhouse allaient rapidement passer du rêve au cauchemar. Les Scorpions ne furent pas validés pour la saison suivante en raison d’un important déficit financier. Après de nombreux appels, la décision tomba : Mulhouse était condamné à la rétrogradation administrative en D3 pour la saison 2005-06 et le HCM déposa finalement le bilan. Les Scorpions étaient cette fois-ci bel et bien morts !

LA RENAISSANCE DES SCORPIONS : 2006 À 2009

Pour cette renaissance du hockey senior à Mulhouse, un nouveau logo plus dynamique pour l’ADHM était présenté dès l’été, alors que l’emblématique nom des SCORPIONS était conservé !

Après une saison sans compétition, l’équipe devait se reconstruire en D3. Avec un nouveau président, Emmanuel Mouget et un nouvel entraîneur, Laurent Arnaud, les Scorpions allaient progressivement se reconstruire avec le soutien de son public et de ses Ultras.
Grâce à une belle 4ème place lors du carré final du championnat à Clermont en 2007-08, les Scorpions obtenaient leur promotion administrative en D2.

Au terme d’une saison 2008-09 pleine et avec un public de plus en plus nombreux, les Scorpions accédaient déjà à la D1 après un titre de vice-champion de France en D2. L’objectif principal de retrouver la D1 était donc atteint et un nouvel entraîneur posait de nouveau ses valises à Mulhouse : Christer Eriksson.

LE TITRE EN D1, LA MONTÉE EN MAGNUS, DE NOUVELLES DÉSILLUSIONS MAIS UN AVENIR FLORISSANT : 2009 À AUJOURD’HUI

Pour leur première saison en D1 en 2009-2010, les Scorpions réalisaient un grand coup en finissant sur le podium final du championnat (3ème). Une performance exceptionnelle pour un promu, acquise grâce à une grande régularité et un groupe homogène.

Pour leur troisième saison en D1, l’équipe des Scorpions était séduisante et a proposé du beau spectacle aux Mulhousiens qui ont régulièrement répondu présents pour remplir les gradins. Les Scorpions finirent finalement champion de France de D1, en étant invaincus en play-offs après la victoire face aux Aigles de Nice en finale et en ne lâchant rien même lorsque plus personne n’y croyait, comme au premier match de la demi-finale à Brest. Mulhouse retrouvait donc l’élite du hockey français, 7 ans après son titre de champion.

Les Scorpions ne gardèrent malheureusement pas un très bon souvenir de la Ligue Magnus. Après une saison régulière compliquée, les Scorpions jouèrent les play-downs pour la première fois de leur histoire. 3 défaites plus tard, Mulhouse se retrouva en D1 avec un nouveau projet pour pérenniser un jour le club au plus haut échelon national.

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