Mois : novembre 2020

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Milan et Bryan à l’interview

Nous avons demandé à deux anciens, Milan et Bryan, de nous dire quelques mots sur la période actuelle et de parler de leur rôle dans l’équipe.

Bonjour Milan, Bryan ! Pourriez-vous nous décrire une journée type ?
Milan: Pendant la semaine, je suis plus ou moins la même routine. Tous les matins, j’amène mon fils à l’école, puis je rentre prendre mon petit déjeuner. Ensuite, je vais à la patinoire. Nous commençons par une session hors-glace, puis chaussons les patins. On finit vers 14h. Je rentre alors à la maison pour déjeuner et me reposer. A 17h, je cherche mon fils à l’école et nous profitons du temps ensemble. Nous jouons ou sortons promener notre chien. Les soirs, nous regardons la télévision avec mon épouse. Je joue aussi parfois à la console. Grâce au fait que nous puissions nous entraîner, les journées passent assez vite.
Bryan: Une journée durant mon confinement se résume assez vite. Nous allons nous entraîner tous les matins. Les entraînements se composent d’un entraînement physique puis sur la glace. Ensuite je rentre manger et je me repose. J’utilise souvent le reste de ma journée pour cuisiner. C’est quelque chose qui m’occupe et j’aime me faire des plats plutôt sains en général.

Comment vivez-vous ce confinement en ville à Mulhouse ?
Milan: Cela fait déjà sept ans que nous sommes à Mulhouse, nous connaissons donc très bien la ville. Notre fils est né ici et est toujours allé à l’école à Mulhouse. C’est vraiment notre deuxième maison. Durant toutes ces années, nous avons rencontré beaucoup de gens supers. Le confinement nous oblige à rester chez nous. C’est particulièrement difficile les week-ends, pas évident de trouver des activités. Nous aimons aller nous balader avec notre chien, histoire de prendre l’air et d’être un peu actifs.
Bryan: A Mulhouse ce n’est pas plus compliqué qu’ailleurs. Le fait d’aller s’entraîner le matin, on bouge déjà pas mal. Du coup, la promenade l’après-midi n’est pas indispensable. Je sors si j’en ressens le besoin, mais des fois je reste chez moi et je cuisine.

En tant qu’ancien, quel rôle jouez-vous par rapport à tous les nouveaux joueurs peut-être plus isolés ?
Milan: Je pense que tous les nouveaux se sont très rapidement adaptés. Depuis le début de la saison, nous ne faisons pas la différence entre nouveaux et anciens, nous sommes tous une seule équipe. Je pense que personne ne se sent perdu ou isolé même si c’est les temps sont compliqués. En effet, on a la chance de pouvoir s’entraîner et d’être ensemble quasiment tous les jours. Néanmoins, ne pas jouer de match devant nos spectateurs nous manque beaucoup. Nous espérons vraiment pouvoir reprendre au plus vite.
Bryan: Je n’ai pas de rôle en particulier selon moi. J’essaie surtout d’être proche des plus jeunes. Ils sont plus isolés à Heimsbrunn. Un joueur s’était occupé de moi quand j’étais plus jeune et j’essaie de transmettre ça comme je peux. Je pense que c’est très important de les aider à devenir indépendants et plus professionnels, encore plus aujourd’hui plus qu’à l’époque où la Magnus n’était pas pro à 100%. Cela m’arrive de manger avec certains joueurs.

Ton rôle de A ajoute-t-il certaines responsabilités ?
Milan: Bien sûr, c’est une sorte de responsabilité. Je ne suis pas quelqu’un qui s’exprime beaucoup dans les vestiaires. Par contre, je m’applique à montrer le bon exemple sur la glace et en dehors et de toujours tout faire à 100%. Cette saison, le groupe des Capitaine et Assistants s’est élargi. Du coup, chacun apporte sa pierre à l’édifice selon ses compétences et ses qualités.
Bryan: Oui d’une certaine manière. Je me mets une certaine pression en général dans mon quotidien, alors forcément il faut montrer un peu plus l’exemple. Même si des fois j’ai encore du mal à être sérieux, l’important est de choisir les bons moments entre le travail et la détente. Après, j’ai encore du mal à m’imposer en tant qu’assistant mais j’essaie d’aider au maximum l’équipe et de donner des conseils quand je pense qu’ils sont utiles. Merci à tous pour votre soutien au quotidien. En espérant vous revoir très vite dans les bons moments mais aussi dans les moments difficiles car c’est là qu’on a le plus besoin de vous.

Merci beaucoup Bryan et Milan. Nous espérons tous vous revoir dès que possible.

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3700 € reversés à l’Entraide ALAT

Il y a un an périssaient en opération au Mali treize soldats français, dont le mulhousien Pierre-Emmanuel Bockel. En présence d’une délégation du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, nous leur rendions hommage, ainsi qu’aux forces armées plus généralement, lors d’un match contre Gap en février dernier. La vente des maillots portés ce soir-là, organisée par le Fonds de dotation des Scorpions, avait permis de récolter 3700 € au profit de l’Entraide ALAT.

L’entraide ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) est une association qui a été fondée en 1960. Elle dispense une aide morale et matérielle aux familles du personnel de l’ALAT touchées par les drames de la vie. Elle conserve et honore le souvenir des morts de l’ALAT, et développe des liens de solidarité.

Par ce don, nous apportons notre soutien à l’Entraide ALAT et souhaitons avoir une fois encore une pensée à nos nombreux soldats qui servent notre drapeau et dont certains ont payé de leur vie pour notre nation. Nous espérions pouvoir organiser une petite cérémonie afin de remettre symboliquement ce chèque à l’Entraide ALAT mais la pandémie a compliqué les choses. Qu’importe, nous avons désormais pu faire ce don à l’association. Nous remercions pour finir les généreux supporters qui auront contribué au succès de cette vente aux enchères.

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Suspension de la SLM jusqu’au 1er décembre

Le mardi 10 novembre, la FFHG a réuni l’ensemble des clubs de Synerglace Ligue Magnus pour la seconde fois depuis l’annonce par le gouvernement des mesures de confinement. Après consultation et en accord avec les clubs concernés, le Bureau Directeur de la FFHG a décidé de suspendre la Synerglace ligue Magnus pendant toute la période de confinement (c’est-à-dire, à ce jour, jusqu’au 1er décembre 2020) – à l’exception de certains matchs télévisés pour la Synerglace Ligue Magnus.

Notre objectif commun reste inchangé :
– Reprendre la compétition dès que l’accueil du public et des partenaires sera de nouveau possible, même si cela doit avoir pour conséquence une réduction des jauges d’accueil en question ;
– Jouer l’ensemble des rencontres prévues au calendrier initial.

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Interview : Alexandre Gagnon

On vit une situation actuellement dans laquelle, au-delà de la trêve internationale prévue de longue date, le championnat est suspendu. Peux-tu nous faire un état de la situation ?
C’est une situation où l’on doit attendre de voir ce qu’il va se passer plus concrètement car on manque encore d’informations. Les clubs échangent avec la fédération, on a des réunions. La fédération doit rencontrer le ministère des sports au cours de cette semaine. On doit attendre cette échéance pour le moment. Ce qui est sûr aujourd’hui c’est que les clubs en France souhaitent jouer, poursuivre l’activité mais on a besoin de jouer avec du public pour des raisons économiques. Peut-être faudra-t-il donc attendre avant de reprendre le championnat afin que le public revienne dans les patinoires. L’enjeu est de préserver tout le travail de structuration qui a été fait par les clubs et la fédération depuis de nombreuses années en Ligue Magnus mais pas seulement. Ça va plus loin, il y a des licenciés derrière, etc…

On a eu un certain nombre de blessures depuis le début de saison, peux-tu faire un point sur l’infirmerie ?
Cette trêve nous fait du bien de ce côté. Andrey Esipov va bientôt revenir après sa fracture de la main. Corentin Cruchandeau est revenu après sa blessure, il avait une pubalgie donc on ne voulait pas précipiter son retour et risquer de le voir rechuter. Ensuite il y a plein d’autres petites blessures dont souffraient plusieurs joueurs. Comme ils ont joué avec ces petites blessures, ça ne se voyait pas forcément mais cette coupure permet d’avoir un effectif qui revient à 100 %.

L’équipe compte sept points au classement après huit matches. Que penses-tu du début de saison ?
Depuis le début du camp d’entraînement, on voit les progrès de l’équipe au niveau du système de jeu, de l’apprentissage collectif. On a une équipe très jeune et il y a eu des blessures, mais on ne veut pas prendre ça en excuse pour ne pas bien jouer, pour ne pas être mentalement solides pendant soixante minutes. On veut se recentrer sur l’identité d’équipe que l’on veut avoir car nous sommes totalement insatisfaits du niveau d’engagement et de volonté du groupe à tout donner pour le club. On veut voir un meilleur engagement physique collectif. Même si on a confiance et qu’on voit la progression dans notre plan, ce n’est pas acceptable pour le staff de ne pas se saigner à chaque entrainement et match, et ce surtout devant nos partisans. Voilà le constat que l’on fait sur ce début de saison.
Si on arrive à régler ce problème, ça nous permettra de mieux nous concentrer pour marquer ce but supplémentaire qui nous a souvent manqué. En regardant les résultats, ça s’est souvent déroulé ainsi : on est à égalité, au lieu de marquer le but décisif pour prendre l’avantage puis forcer l’adversaire à ouvrir le jeu et se découvrir, on encaissait ce but et on s’écroulait derrière. Notre exécution, notamment sur le powerplay où l’on n’est pas bon, est perfectible mais la façon dont on joue en zone offensive est bonne. On arrive à avoir le palet, à s’installer. On génère des tirs, des chances de marquer. Ce qui nous manque n’est donc pas tactique, c’est une question d’engagement, de concentration émotionnelle.

L’équipe n’a ouvert la marque que deux fois (contre Bordeaux et Rouen, NDLR) et doit souvent courir après le score. Gère-t-on mal nos débuts de matches ?
C’est un problème de constance, ce n’est pas nécessairement le début de match. Si on analyse le match à Anglet, on fait probablement notre meilleure entame de match du début de saison, on avait très bien débuté contre Rouen avant de s’écrouler dans le dernier tiers. À Amiens c’était le contraire, on a fait un mauvais début de match et on est mieux revenus par la suite. Contre Bordeaux, contre Anglet on a été menés au score mais on a fini par gagner. Il y a du caractère dans cette équipe ! C’est pour ça qu’on n’est pas inquiet car on a vu que sur dix, douze, quinze minutes on est capable de prendre le contrôle d’un match. Sur le plan physique, sur l’intensité on a été capables de dominer Rouen pendant deux périodes. Il faut maintenant être capables de le faire pendant soixante minutes. On a fait des tests, les gars sont en forme donc le problème n’est pas physique, c’est mental. On a discuté cette semaine avec l’équipe de la façon dont on a envie de jouer, qu’on doit maintenir ce haut niveau de collectif. Quand un ou plusieurs joueurs tentent de faire la différence seuls notre force collective diminue et c’est là qu’on se retrouve en difficulté. Il faut être lucide, on n’a pas l’équipe pour jouer comme ça. Les équipes qui peuvent se permettre ça on quatre fois notre masse salariale. C’est pour ça qu’on aura besoin de constance et d’être forts collectivement pour gagner. On sait qu’on est solide devant notre filet avec Quentin et qu’on peut bien défendre.

Comment faire pour donc améliorer cette réussite en attaque ?
Certains joueurs ont besoin de marquer pour trouver la confiance et se débloquer mentalement afin de moins cogiter sur la glace. Certains ont par exemple déjà touchés jusqu’à cinq fois les poteaux… Ça viendra en allant où ça fait mal devant la cage, en tirant plus rapidement sans parfois chercher à faire un beau jeu. Les buts viendront naturellement si on fait ça, c’est une question de temps. Et les victoires avec car ces buts qu’on n’arrivait pas à marquer dans les moments clés tomberont enfin de notre côté. On aurait pu atteindre la trêve avec deux victoires de plus en jouant nos matches pareil, le bilan aurait paru meilleur, mais notre analyse des performances aurait été identique aussi. On ne se satisfait pas de la façon dont on a joué jusqu’à présent. On serait évidemment content, mais on ne se satisferait pas de gagner après avoir fait une mauvaise prestation.

Au-delà de la constance dont tu as parlé, quels sont pour toi les principaux points à améliorer pour connaître plus de succès ?
Tactiquement il reste des petites choses à parfaire. En défense il faut voir les situations dans lesquelles on donne de grosses chances de marquer à l’adversaire. On peut laisser des tirs mais il faut leur compliquer la tâche. On donne encore trop de contre-attaques, de deux-contre-un après des mauvais choix de jeux, des pertes de palet. Lorsque l’on compare le premier match de la saison puis les plus récents, on est content des progrès dans la façon de jouer dans notre zone défensive. Il faut maintenant augmenter l’engagement physique que l’on met dans cette zone, rendre la tâche plus difficile aux attaquants qui veulent s’approcher de notre cage, chercher les rebonds. En attaque, comme évoqué avant, il s’agira surtout d’améliorer notre exécution et d’aller se salir devant la cage adverse, là ou ça fait mal, notamment sur le powerplay.

Notre équipe est la plus jeune et celle avec le moins de vécu en SLM. Que te suggère ce constat ?
Oui on le savait dès le début de la préparation. C’est la conséquence de la construction d’effectif que l’on pouvait mettre en œuvre avec les moyens économiques de notre club. On sait que parmi nos joueurs il y en a qui ont un bon potentiel, même si certains ne l’expriment pas encore pleinement. La Covid19 bouscule forcément un peu nos plans mais on avait prévu dès le début de voir comment se comporterait l’équipe jusqu’à la première trêve. On avait volontairement laissé une place disponible pour un joueur étranger, ça donnait aussi plus d’opportunités à certains jeunes de se montrer en Ligue Magnus avant de prendre une décision et réagir par la suite, en cherchant par exemple en décembre un joueur d’impact pour notre top-6 offensif. On garde confiance en nos jeunes joueurs et leur potentiel, certains ont déjà bien fait, certains peuvent faire mieux. L’apprentissage au cours de ces deux mois a été déjà très fort. N’oublions pas que malgré les résultats, les matches étaient généralement assez serrés.

Quand on connaît une série de défaites comme c’était le cas avant l’interruption du championnat, l’interruption est-elle plutôt une bonne chose ?
Oui c’est vrai que c’est dans le bon timing pour nous. Quand tu gagnes mais que tu joues mal, les choses négatives ressortent moins. On en a donc profité pour faire des meetings individuels avec tous les joueurs. Cela nous permet d’avoir une meilleure opinion de comment les joueurs ressentent cette situation. On a fait un meeting avec toute l’équipe en fin de semaine, on en fera un gros cette semaine aussi. Cette pause permet de faire une bonne analyse. La plupart des équipes du milieu ou bas de classement connaîtront une série de défaites au cours de cette saison sans pour autant avoir ce break pour y remédier. A nous de le mettre à profit, de mettre le doigt sur ce qu’il faut travailler. On est content de voir que l’alchimie dans le vestiaire n’est pas impactée, les gars s’entendent bien et le groupe est fort même dans la défaite. On a d’ailleurs vu une réaction, c’était notre meilleure semaine d’entraînement cette saison. Une des conclusions tirées était que l’on devait travailler plus fort à l’entraînement, que les joueurs devaient plus se challenger pour être davantage prêts en matches. C’était vraiment bien cette semaine sur le plan du physique, de l’intensité. C’est encourageant de voir le groupe bien réagir. Si on devait reprendre demain et jouer un match, je pense que l’on serait prêt !