Rencontre avec Quentin JACQUIER

Interview de Quentin JACQUIER.

Peux-tu te présenter en quelques mots, nous parler de ton parcours ?

Je m'appelle Quentin, j'ai vingt-trois ans. Je suis natif et originaire de Lyon, où j'ai vécu durant mes seize premières années, entouré de ma famille. J'ai commencé à jouer dès mes cinq ans, avec le LHC, jusqu'à ce que je parte en direction du Mont Blanc pour le sport-études. J'y suis resté jusqu'à dix-neuf ans, après être passé par plusieurs catégories : les cadets d'abord, avec qui l'on a obtenu un titre de champion de France en 2008, les juniors pour une médaille de Bronze la même année ainsi que quelques matches en D2, pour finir par être intégré dans l'effectif Magnus lors de ma première année junior, à la fin de laquelle je suis parti pour Villard-de-Lans. J'y ai immédiatement joué en Ligue Magnus, tout en finissant mes années juniors. 

Qu’est-ce qui t’a amené à jouer au hockey quand tu étais jeune ?

La situation est un peu cocasse dans le sens où à cinq ans, n'ayant pas pu m'inscrire au foot à cause d'un trop jeune âge. J'ai traversé le terrain pour finalement pousser la porte de la patinoire Charlemagne, découvrir le hockey, et vite me rendre compte que j'allais aimer ça et tout faire pour pouvoir en faire mon métier.

Si tu devais te décrire en tant que hockeyeur, que dirais-tu ?

Ce n'est jamais facile de faire sa propre auto critique… Je pense être un joueur technique, qui a un bon sens du jeu, et qui aime le retranscrire sur la glace au service du collectif. J'ai presque toujours joué au centre. C'est une position que j'affectionne particulièrement tant pour son implication défensive qu'offensive, et un sentiment de maîtrise et de travail dans tous les aspects du jeu.

Si tu avais le choix pour améliorer une caractéristique de ton jeu, quelle serait-elle ?

Si je devais améliorer une chose en particulier, ce serait ma vitesse je pense, bien qu'assez rapide pour évoluer en Ligue Magnus. Avec l'évolution du hockey et ses dimensions physiques, les joueurs les plus rapides possèdent un avantage certain d'après moi.

Qu’est-ce qui t’a motivé à rejoindre les Scorpions ?

Julien Guimard m'a contacté en premier lieu, et ensuite j'ai eu Chister Eriksson au téléphone qui m'a expliqué le projet sportif de Mulhouse et avec qui l'on a discuté de ce que je pourrais apporter à l'équipe. On est tombé d'accord assez rapidement, je dois dire, sur le fait que c'était intéressant pour moi. D'autre part, pour avoir affronté Mulhouse avec Villard, je me souviens de l'ambiance et de l'engouement des supporters pour les Scorpions. Et ça c'est aussi quelque chose qui m'a attiré, pouvoir sentir ce soutien lorsque l'on joue à domicile.

Comment as-tu vécu l’après-saison à Villard-de-Lans avec l’annonce du retrait du club en Ligue Magnus ?

On avait été mis au courant plus tôt dans la saison de ce qui se passerait du côté de l'organisation du club, on savait donc à quoi s'attendre. Cela ne nous a pas empêché de finir la saison du mieux possible sans nous précipiter sur notre avenir, et pouvoir le préparer au mieux une fois les playoffs terminés. J'espère en tout cas pour Villard que le projet mis en place fonctionnera, pour que le village ne perde pas cette passion du hockey. Il a fait bon y vivre ces quatre dernières saisons.

Tu es originaire de Lyon. As-tu suivi leur parcours jusqu’à la Ligue Magnus ? N’étais-tu pas tenté de retrouver le club de ta ville ?

J'ai effectivement toujours gardé un œil sur le parcours de Lyon, aussi parce que j'ai quelques bons amis qui y ont évolué et qui y jouent encore pour certains. Pour ce qui est de retourner sur Lyon, je n'en ai jamais fait une priorité absolue, je suis à la recherche de projets qui me correspondent sportivement. La montée de Lyon est une bonne chose pour le club, je pense, mais elle ne représentait pas un objectif particulier pour moi juste du fait que ce soit ma ville natale.

Je te laisse le mot de la fin...

J'ai vraiment hâte d'arriver sur Mulhouse et que la saison commence, prendre un maximum de plaisir à jouer pour les Scorpions et gagner le plus de matches possible tous ensemble.

Philippe

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