Rencontre avec...

Tarik Chipaux

Tarik, comment se sont passées tes deux saisons à Strasbourg ?
Ça c’est vraiment très bien passé. J’ai beaucoup évolué en tant que sportif et en tant qu’homme. J’ai acquis de l’expérience, de l’assurance. J’ai appris à jouer centre ce qui a demandé quelques réglages, mais c’était très enrichissant pour moi. J’ai rencontré beaucoup de monde, une autre ville, une autre ambiance de vestiaires, un autre coach : que du bonus.

Ta ligne avait-elle un rôle particulier ? 
Non, le coach de l’Etoile Noire attend la même chose de chaque ligne. C’est également une équipe très homogène et équilibrée.

Daniel Bourdages est canadien. Est-il un coach très différent de Christer Eriksson ?
Ce sont deux très bons coaches. Il y a des différences, mais justement c’est très enrichissant en tant que joueur. Bourdages n’a pas vraiment un style nord-américain. Il n’est pas du style à demander de balancer le palet devant et d’aller travailler. Il est également très proche de ses joueurs, très humain.

Que penses-tu de ce club de l’Etoile Noire ?
C’est un club qui s’en sort tout le temps. Ils obtiennent toujours des résultats malgré un assez petit budget. C’est un club qui s’autogère beaucoup, vraiment une façon de faire à part.

Tu t’es fait brancher en arrivant de Mulhouse ?
Écoute, vraiment pas ! Je n’ai pas du tout ressenti la rivalité Haut-Rhin - Bas-Rhin, ni en arrivant là-bas, ni en revenant à Mulhouse. J’ai à chaque fois été accueilli les bras ouverts et avec de grands sourires. Le jour du derby oui il y une rivalité, mais uniquement la durée du match. En fait, ce sont deux clubs très proches. Les gens se connaissent et travaillent avec courtoisie. Il y a des deux côtés des personnes intelligentes et tout se passe très bien. On voit aussi de depuis mon départ qu’il y a pas mal d’échanges entre les deux clubs. Pour moi, c’est le hockey alsacien qui ressort grandi du fait qu’il y ait deux gros clubs dans la même région. Ces deux équipes ont toujours des résultats et portent haut les couleurs de l’Alsace.

Comment s’est fait ton retour ?
Tout d’abord, on est des joueurs pros et on est donc habitué à faire nos valises régulièrement. J’ai eu Christer au téléphone et il m’a expliqué le projet qui est très alléchant. Étant de Belfort, Mulhouse c’est un peu chez moi, c’est vraiment mon club de cœur. J’espère pouvoir amener mon expérience des deux dernières années.

Quelle est ta première impression après quelques jours ?
Pour être très honnête, elle est excellente ! Le club s’est encore professionnalisé. Il règne une très bonne atmosphère de travail dans les vestiaires. Il y a des choses qui ne trompent pas, je ressens vraiment une bonne résonance. Tous les nouveaux joueurs semblent très sérieux. J’ai vraiment rarement eu une impression aussi bonne dès le départ. C’est un club qui tourne comme un gros club étranger, mieux que pas mal de clubs de Magnus et bien sûr de D1.

A quel niveau juges-tu les Scorpions 2016-17 ?
Le niveau me semble très intéressant. Je crois que nous avons une équipe homogène et très compétitive. Je pense aussi qu’il y aura une compétition interne qui sera très positive. Dès les premiers entraînements, tout le monde est à fond et tire vers le haut.

Vous avez procédé à des tests physiques.
Oui, c’était très bien. Là aussi tout a été fait avec beaucoup de professionnalisme et avec une idée en tête. J’ai déjà fait des tests physiques, mais il n’y avait pas toujours de suivi ce qui était dommage. Là, on sent qu’il y a un plan avec un vrai suivi.

Pour faire un grand saut en arrière, tout le monde ne sait peut-être pas que tu as démarré ta carrière en Suisse.
Oui en fait cela s’était fait tout simplement. J’avais sept, huit ans. Il y avait un tournoi de hockey chez moi à Belfort. Ajoie y était et c’est comme cela que tout a démarré.

Je te laisse le dernier mot pour les supporters que tu connais bien.
Je suis très content de retrouver le public de l’Illberg. Je suis sûr qu’ils vont défendre leur titre de meilleur public de France. J’espère qu’ils vont nous pousser très fort et conserver l’ambiance du chaudron.

Merci beaucoup Tarik. Bon retour !
Manu

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