Rencontre avec...

Kenny Martin

Kenny, peux-tu nous décrire ton parcours ?
Mon papa est un ancien hockeyeur et il était entraîneur pour le mineur à Grenoble. J'ai commencé naturellement le hockey à cinq ans, à la patinoire Clémenceau de Grenoble. C’est très vite devenu une passion. J'ai joué jusqu'à mes vingt ans pour les Brûleurs de Loups. J’y ai connu le centre de formation, j’ai été plusieurs fois vice-champion de France et une fois Champion de France espoir élite en 2010. Par la suite, dans l'optique d’une progression, j'ai choisi d'aller à Villard-de-Lans pendant trois saisons pour évoluer parallèlement en Espoir Élite et en Ligue Magnus. Après le dépôt de bilan des Ours, j'ai pris le chemin de Morzine-Avoriaz pour continuer à évoluer en Ligue Magnus. Puis, j'ai atterri l'année dernière à Nice en D1, avant de débarquer cette saison à Mulhouse.

Que retiens-tu de tes années en Magnus où tu as joué 100 matches ?
Je retiens de nombreuses choses, que des bonnes bien sûr et une énorme expérience engrangée. J'ai appris à devenir un vrai joueur professionnel, à être responsable et autonome, à faire face à mes devoirs.

Quelle différence entre la Magnus et la D1 ?
Je pense que les deux ligues évoluent beaucoup depuis plusieurs années. Maintenant en Magnus tout va beaucoup plus vite. C'est-à-dire que ça patine plus vite, ça frappe plus fort, ça shoote plus fort. Le temps de prise de décision est plus court et l'expérience des joueurs est beaucoup plus importante.

Pourquoi être allé en D1 à Nice ?
Je cherchais un club me permettant d'avoir plus de temps de jeu pour continuer ma progression, mais aussi un club qui jouait le haut du tableau. Comme je suis un compétiteur, je voulais une équipe de gagnants. C'est ce que j'ai trouvé à Nice.

Tu as justement gagné le titre l’an passé. Peux-tu nous parler de cette saison 2015/16 ?
C'était vraiment un pur régal. Avoir la chance de jouer des finales dans une vie de sportif c'est pour la plupart assez rare donc quand ça se présente à soi, il faut savourer. Si je devais résumer la saison dernière en un mot, ce serait plaisir. On a été une équipe soudée, avec un très bon état d'esprit, une bonne ambiance dans le vestiaire. Les gars vivaient bien ensemble et c'est ce qui a fait notre force.

Et maintenant, pourquoi as-tu choisi de venir à Mulhouse ?
Pour moi, Mulhouse est un club très bien structuré, je pense même que c'est le club le mieux structuré de D1. Il y a un staff technique performant, des installations et des équipements adéquats pour pouvoir évoluer et progresser. C'est un club qui vit hockey et ça c'est important pour moi. Mais il y a aussi un projet très intéressant dans ce club. Sans oublier un public de folie à l'Illberg, ce qui est d’autant plus motivant pour jouer dans un tel chaudron. Pour toutes ces raisons, je pense que Mulhouse est un club qui me convient parfaitement.

Connais-tu bien certains joueurs ici ?
Oui, je connais très bien Max Suzzarini avec qui je joue depuis qu'on a six ans et qui avec le temps est devenu un véritable ami. Ça me fait réellement plaisir de rejouer avec lui après ces quelques années. Je connais bien Bryan Ten-Braak avec qui j'ai joué à Villard, on était proche et l'on sera en coloc cette année. Après je connais bien Valer Croz qui est un bon pote, Hugues Cruchandeau avec qui j'ai joué à Morzine et je connais un peu Adrien Gléveau.

Quel est ton profil de jeu ? Préfères-tu jouer à l’aile ou au centre ?
Je suis un joueur plutôt technique avec une bonne vision de jeu. J'aime avoir le palet et faire de bonnes passes. Je sais aussi mettre du rythme et frapper quand il le faut et quand le coach le demande. Je suis vraiment à l'aise de partout sur la glace, mais s'il fallait vraiment choisir je dirais Centre.

Tu as vingt-cinq ans. Quelles sont tes ambitions pour la suite de ta carrière ?
J'essaye de ne pas trop faire de plans sur le futur, j'essaye de prendre le maximum de plaisir chaque jour, de donner le meilleur de moi-même sans me fixer de limite. Après seul l'avenir me dira ce qu'il va m'arriver.

Quel est pour l’instant le plus beau moment de ta carrière ?
C'est difficile de choisir entre mes deux titres de champion de France qui sont gravés en moi et qui ont chacun une saveur particulière. S'il fallait en choisir un, je dirais le titre de champion de France espoir en 2010 avec tous mes amis d'enfance. On courrait après depuis tant d'années, ce fut la consécration de nos années mineures.

Quel souvenir gardes-tu de ton passage à l’Illberg la saison passée (Kevin avait inscrit un but mais les Scorpions avaient gagné 6-3) ?
Je me souviens qu'il y a un trou au milieu de la glace (rires). Non, plus sérieusement, je me souviens tout d'abord d'un public hors norme. Je trouve ça toujours dingue de jouer à l'Illberg tellement l'ambiance est incroyable. C'est vrai que ça motive de jouer devant eux. Je ne garde que de bons souvenirs de cette patinoire malgré la défaite la saison dernière.

Quel est ton programme avant le début de la saison ? Un peu de vacances ?
Alors c'est un spécial cette année, puisque je termine ma licence professionnelle en comptabilité du côté de Nice jusqu’au 31 Juillet. Du coup, j'aurai trois, quatre jours de repos début août à Grenoble, avant de monter sur Mulhouse pour attaquer la nouvelle saison. En attendant la reprise, je me prépare physiquement, afin d'être prêt pour la saison tout en continuant à profiter de la plage, du soleil niçois et de mes amis ici.

Connais-tu l’Alsace ? Mulhouse ?
Je connais Mulhouse et Strasbourg, seulement à travers le hockey. Donc, j'ai hâte de visiter et découvrir Mulhouse et l’Alsace.

As-tu une passion en dehors du hockey ?
J'adore le sport en général, je prends beaucoup de plaisir à le regarder ou à pratiquer différents sports. J'aime aussi voyager et découvrir de nouveaux endroits.

Quel est d’après toi le meilleur joueur de la planète hockey en ce moment ?
Sidney Crosby bien sûr !

Merci beaucoup Kenny et bienvenue à Mulhouse ! Manu

Photo : Nice Hockey Stats

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