Rencontre avec...

Martin Lucka

Bonjour Martin. Tu es tchèque et tu as 30 ans. Peux-tu nous résumer ton parcours ? 
J’ai démarré le hockey à l’âge de 4 ans dans la petite ville de Uherske Hradiste. À l’âge de 13 ans, nous avons déménagé à Zlin, une plus grande ville à l’est du pays. J’ai eu mon bac au lycée de Zlin. Du côté du hockey, j’ai joué en équipe junior (U18, U20), puis 5 ans en senior. Ensuite, j’ai évolué dans d’autres clubs tchèques ce qui m’a permis de connaître d’autres villes. Il y a 3 ans, j’ai décidé de partir à l’étranger. Tout d’abord, je suis allé en ligue anglaise, à Edimbourg, mais ce ne fût pas une bonne expérience. Je pense que je n’étais pas prêt pour ce style de jeu. Il y a beaucoup de Canadiens et trop de « slashing » à mon goût. Je pense que pour moi, le meilleur endroit fût en Pologne (saison passée). Je jouais à Nowy Targ, une ville dans les montagnes. Ma famille se sentait très bien là-bas. Je pensais initialement rester, mais au dernier moment, mon contrat n’a pas été renouvelé sans que je sache pourquoi. Je me suis mis à chercher un club. J’avais des contacts à Mulhouse et je suis venu faire un essai. Puis j’ai eu une offre de Dijon. Je me suis blessé le premier jour à Dijon et suis retourné en République Tchèque. J’étais resté en contact avec Christer et suis revenu. Un été un peu fou pour moi ! 

Que penses-tu du hockey français et de la D1 ?
C’est difficile de comparer, mais je suis très surpris du niveau de cette ligue.

Un jeu plus européen qu’en Angleterre ?
(Rires de Martin). Oh que oui ! Il y a beaucoup d’argent dans la division 1 anglaise, mais bon, ça ne fait pas tout. Cela fait partie de la vie. On fait parfois de bons choix, parfois non.

Tu as aussi joué en équipe nationale tchèque (U16, U17, senior) ?
Oui, j’en garde de très bons souvenirs. Nous avons beaucoup voyagé, en Russie, en Finlande ou aux Etats-Unis. Vraiment une belle expérience de vie, mais aussi de hockey. Il y a pas mal de joueurs tchèques qui ont cette chance, car cela tourne beaucoup dans les équipes jeunes.

Quelle est la plus grosse différence entre la vie à Mulhouse et dans ton pays ?
Je dirais en premier, les prix. La vie est plus chère ici et le contraste est encore un peu plus important avec la Pologne. Pour l’instant, je me plais très bien ici. Aucune mauvaise surprise en tout cas !

Comment décrirais-tu ton jeu ?
Tu sais, quand j’ai démarré le hockey senior (à Zlin), mon coach m’a dit : « Tu dois être défensif ». Il m’a laissé deux choix : soit tu joues défensif ou alors tu ne joues pas. Depuis, c’est resté la base de mon jeu.

Tu bénéficies aussi de ta taille (192 cm) ?
Oui, mais je ne me considère pas comme un joueur physique. En fait, mon avis est que je devrais jouer plus physique. À Mulhouse, mon rôle sera peut-être un peu plus offensif, tout dépendra également de mon partenaire. Je participe par exemple au powerplay. Dans mon pays, je me devais de jouer défensif, car je jouais avec une paire plus portée sur l’attaque.

Un mot sur le club, l’organisation des Scorpions ?
En fait, je pense qu’en Angleterre, j’ai vu la pire équipe et les pires conditions au niveau du hockey. Malgré le fait qu’il y avait de l’argent, rien ne marchait. C’était galère rien que pour remplacer une crosse cassée. Depuis, à chaque changement, c’était mieux et ici, c’est vraiment parfait. Que ce soit au niveau des vestiaires, du staff, des équipements, c’est un club très pro.

As-tu déjà un peu découvert la région ?
Avec ma famille, nous aimons beaucoup aller à Colmar, Bâle ou Ribeauvillé par exemple. Ma femme et ma fille viennent de me rendre visite et reviendront surement vers Noël. 

Merci beaucoup Martin. Nous te souhaitons une très belle saison ! Manu

N.B. : Lucka se prononce « Loutchka ». Exactement comme pour Kapicka.

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