L’oeil de Christer

Nous faisons le point sur la situation avec le manager

Christer, quel est ton sentiment après ces deux premières défaites cette saison ?
On a un bon groupe de joueurs avec un très bon niveau individuel et un beau potentiel pour grandir ensemble. Mais pour cela tout le monde doit travailler fort. On a, certes, perdu deux fois, mais toujours avec seulement un but d’écart ce qui en soi n’est pas dramatique. Malheureusement on a vu un manque de combativité inacceptable, notamment samedi dernier, qui nous a déplu. La différence se fait là-dessus dans des matches aussi serrés. Si l’an passé nous avions plein de difficultés avec la délocalisation, il n’y a pas d’excuse dans la situation actuelle. Jan Prochazka et son staff font un très gros travail. Ils ont augmenté la qualité et la quantité des entraînements, ainsi que renforcé le fonctionnement autour de l’équipe, que ce soit sur la glace, dans la préparation physique et l’analyse vidéo. Le travail est très pro autour de l’équipe depuis le début de saison. C’est peut-être un rythme inhabituel, ou inattendu, pour certains joueurs à notre niveau, certains ont peut-être de la difficulté à se mettre dans ce rythme pour le moment donc il faut continuer à travailler. Chacun a en tout cas une belle opportunité de progresser individuellement. On aborde un déplacement difficile à Cholet, qui est très en forme, puis le derby contre Strasbourg mardi soir à l’Illberg. On attend une réaction individuelle comme collective. Plus que de parler de victoire ou de défaite, on sera attentif à ce que tout le monde soit impliqué à cent pourcents.

Tu parlais de progrès. Malgré ces récents résultats, on a vu de bonnes choses…
On voit déjà de beaux progrès pour certains joueurs. On peut citer en exemple la troisième ligne (Bini, Ten Braak, Joffre, Galkins, Borysenko, NDLR) qui s’éclate sur la glace, ils bossent fort et font des points. La paire Klejna-Jurik également est en forme. Je trouve Borysenko plus à l’aise que l’an passé sans parler de son leadership, surtout avec les jeunes joueurs ! Les récentes entrées en jeu de Plaire et Papa montrent que l’effectif a de la ressource et c’est une conséquence du management de l’entraîneur. À côté de ça, certains joueurs devraient être les locomotives de l’équipe. Je parle de la première ligne qui, pour diverses raisons propres à chacun, n’arrive pas à livrer le meilleur d’elle-même alors qu’elle est composée de joueurs d’une grande expérience, et dont on n’a aucun doute qu’ils ont les capacités pour faire mieux. Ça passe aussi par nos gardiens qui, sans être mauvais non plus, n’arrivent pas pour le moment à performer et nous faire gagner ces rencontres serrées. On joue un championnat extrêmement dense, et aucun adversaire ne fera de cadeau. On a pour l’instant des difficultés à avoir un joueur qui fait la différence et peut mener l’équipe à la victoire. On sait qu’on peut avoir des guerriers sur la glace et en redoublant d’efforts ça paiera, la réussite individuelle viendra.

On te sent satisfait du travail de l’entraîneur pour le moment !
Pas seulement du travail de Jan mais de tout le staff, et c’est sûr qu’on a un bon entraîneur cette saison. Il est encore dans une phase de découverte de notre championnat dans tous les sens du terme. Ça ne pourra donc que s’améliorer encore au fil du temps ! En tout cas il fait un très gros boulot, du matin au soir. Il a su fédérer autour de lui dans le staff et il peut compter sur moi pour avoir un soutien total !

Peut-on revenir sur le départ d’Ondrej Pozivil ?
Ondrej Pozivil avait un certain statut l’an passé. Un nouvel entraîneur est arrivé et de nouveaux joueurs de qualité aussi. On avait quand même récemment six défenseurs étrangers, certains comme Borysenko et Lucka ont joué au niveau international. Martinka qui reste un roc en défense. Les jeunes Galkins et Obuch poussent aussi derrière. Il y a donc de la concurrence et son statut a pu changer. Ondrej a obtenu pendant l’été son passeport allemand et ça lui a donc ouvert des portes. Il a fait le choix de partir en Allemagne maintenant (à Landshut qui évolue en Oberliga, NDLR), nous n’allions pas le retenir. C’était la même chose l’an passé avec Tarik Chipaux. Garder un joueur contre son gré, c’est garder un joueur qui ne sera plus totalement au service de l’équipe. Dans le pire des cas, ça peut même devenir un problème dans le vestiaire. On ne s’est pas quitté en mauvais termes pour autant. Ce sont des choses qui font partie du hockey moderne, les effectifs ne sont jamais figés et l'on voit de nombreux clubs même en France actuellement qui voient des joueurs partir, d’autres arriver.

Sa mise à l’écart, samedi dernier, après la méconduite a aussi été peu comprise…
L’entraîneur a mis en place un certain nombre de règles et les joueurs en sont bien conscients. Il a trouvé qu’on avait pris trop de pénalités inutiles lors des matches de préparation, c’est pénalisant pour l’équipe. Ainsi, quand un joueur écopera d’une méconduite évitable, il ne jouera plus le reste de la rencontre. C’est ce qui est arrivé samedi dernier avec Pozivil qui a écopé d’une méconduite pour contestation. N’importe quel autre joueur de l’équipe aurait connu le même sort. Et ça pourrait aussi être le cas si les performances sportives des joueurs en match ne sont pas bonnes. C’est pour cette raison que Psurny n’a pas joué la fin de match contre Val Vanoise. C’est normal de songer à agir lorsque tu as un joueur qui ne produit pas l’impact attendu sur une rencontre. Il faut bien garder en tête que ces décisions sont prises pour le bien de l’équipe et de ses performances, que ce soit à court et long terme.

L’oeil de Christer

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