L’expérience tchèque de Michaël Muller

Récit de deux semaines d'entraînement

Fraîchement rentré de République tchèque en fin de semaine dernière, Michaël Muller a bien voulu répondre à nos questions. Il sortait en effet de deux semaines de camp d’entraînement avec une équipe tchèque.

Nos gardiens ayant émis le souhait, en fin de saison, de pouvoir travailler pendant l’été, ils ont eu l’opportunité de participer, grâce à Jan Prochazka, à un camp d’entraînement en République tchèque. Guillaume Richard n’ayant malheureusement pas pu s’y rendre, c’est seul que Michaël Muller a passé deux semaines au sein du SK Kadan. Ce club du Nord-Ouest de la République tchèque a terminé septième du dernier championnat de 1. Liga, le deuxième échelon national. C’est également une des anciennes équipes d’Ondrej Pozivil.

Le gardien des Scorpions a alors pu se confronter à l’exigence d’un camp de préparation à la mode tchèque. Il a aussi pu profiter de l’expérience et des conseils de Josef Dušek, qui a notamment été l’entraîneur des gardiens du Sparta Prague ou des Eisbäeren Berlin.

Michaël, que peux-tu nous dire sur cette équipe qui t’a accueillie ?
Kadan est le club-école, sur un système semblable à ce qui existe en NHL, de Chomutov (club évoluant en Extraliga, NDLR). Les deux villes sont voisines et nous avons passé la première semaine à nous entraîner dans la magnifique SD Arena de Chomutov. L’effectif était principalement constitué de jeunes joueurs de Chomutov qui sont prêtés à Kadan.

Comment s’est passée ton intégration ?
Ce n’était pas si facile. J’étais le seul étranger parmi tous ces tchèques, dont beaucoup se connaissaient déjà depuis longtemps, et ils ne parlaient pas tous Anglais. Le rythme de travail était soutenu, il fallait bien se reposer et ça laissait peu de place pour s’intégrer en dehors de la patinoire. Mais sur la glace les joueurs étaient cools. Ils semblaient un peu surpris du niveau d’un joueur de deuxième division française.

Qu’as-tu pensé du niveau de préparation ?
Le niveau de préparation physique c’était un cran au-dessus de tout ce que j’ai connu, que ce soit en Ligue Magnus ou en Division 1 ! L’équipe sortait d’un stage d‘oxygénation d’une semaine. Selon la fatigue des joueurs la charge d’entraînement variait, mais on s’entraînait entre quatre et six heures par jour. C’était généralement deux ou trois heures sur la glace, puis deux ou trois heures d’entraînement hors glace. Les gardiens ont eu, en plus, quelques séances spécifiques d’environ une demi-heure.
La première semaine a été extrêmement dure, surtout les trois premiers jours. Les courbatures étaient telles que j’avais de la peine à bouger les jambes. Ce n’est pas faute de m’être préparé pendant l’été en participant aux championnats du monde de hockey-ball ou en travaillant fort à la salle de musculation. J’ai dû faire preuve de ténacité, je me suis accroché pour tenir le coup. Sur la glace, les joueurs étaient individuellement très forts. Je pense qu’en deux semaines là-bas, j’ai davantage pu progresser qu’en plusieurs saisons en France.

As-tu souvent l’occasion de faire des camps de perfectionnement l’été ?
J’en ai fait étant plus jeune. J’avais notamment participé à un stage du célèbre entraîneur des gardiens François Allaire. Mais ça remonte à il y a de nombreuses années ! Hormis les deux saisons estivales où je pratiquais le roller-hockey et mes participations aux championnats du monde de hockey-ball, je n’étais pas habitué à ce genre d’entrainement pendant l’été.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apportée ?
J’ai pu découvrir une nouvelle culture du hockey pour commencer, voir comment les choses fonctionnent ailleurs. Tous les joueurs sont pros là-bas. Ils sont très rigoureux, alternent bien entre le sport et le repos. J’ai encore plus pu me rendre compte de l’importance de la condition physique pour un hockeyeur. Les hockeyeurs sont très consciencieux à ce sujet là-bas. Les infrastructures étaient impressionnantes également.
C’était vraiment une belle expérience. Et si je peux la revivre ce sera avec un grand plaisir, encore plus si je n’y retourne pas seul !

L’expérience tchèque de Michaël Muller

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