Interview

À la rencontre de Sébastien Raibon

Bonjour Sébastien, quand as-tu démarré le hockey ?
Bonjour, j'ai commencé par le roller hockey à Villard-Bonnot avant de rejoindre la glace, peu de temps après, dans les années 2000. Une saison sur Chambéry avant de rallier Grenoble, soit tout mon hockey mineur ainsi que mes débuts chez les professionnels.

Comment es-tu devenu gardien ?
À mes débuts, à Chambéry, le poste de gardien changeait à chaque entraînement, j'ai donc pu m'essayer à chaque poste. Par contre, lors des rencontres le week-end, plus personne ne voulait prendre place dans le filet. J'ai donc fait mon premier match et continué à ce poste. Je pense qu'il me correspondait bien : un sport collectif avec une part d'autonomie. Pas forcément facile, car d'un match à l'autre tu peux passer de héros à zéro. Mais je m'y retrouve !

Tu es très longtemps resté fidèle à ta ville, Grenoble. 
Effectivement, je suis resté un long moment sur Grenoble. J'ai connu des moments forts et d'autres plus délicats. J'ai également rencontré des coéquipiers qui, au fil des années, sont devenus de très bons amis. Cependant, parfois quand le vent tourne et qu'on est arrivé au bout d'un cycle, il faut accepter de partir, même si cela n'a pas été facile de quitter ce club où je suis resté autant d'années.

Puis tu es parti à l’Hormadi.
Mes deux saisons avec l'équipe d'Anglet ont abouti au même résultat : une seconde place, battus en finale... bien évidemment pas le résultat espéré. Pour la première année, je ne retiendrai que du positif : une équipe incroyable, avec une très bonne mentalité et un état d'esprit remarquable. La deuxième année n'a guère été réjouissante pour ne pas en dire plus.

La saison passée, tu évoluais à Lyon. Tu voulais retrouver la SAXOPRINT ligue Magnus ?
La nouvelle formule de quarante-quatre matches m'intéressait et quand mon ancien coéquipier Mitja Sivic, devenu coach, m'a appelé, j'ai rejoint Lyon. Je connaissais son mode de fonctionnement et lui le mien, donc je n'ai pas trop traîné pour signer.

Que penses-tu de cette nouvelle formule ?
Je pense que c'est vraiment intéressant pour les joueurs de jouer deux à trois fois dans la semaine. C'est également plus facile d'attirer des bons joueurs avec une formule de championnat comme celle-ci. Par contre, il faut un temps d'adaptation, moins d'entraînements, mais plus de déplacement en bus, moins de temps passé à la maison, un rythme soutenu qui plaît à la plupart des joueurs.

Comment s’est passée ta venue à Mulhouse ?
J'ai eu M. Eriksson au téléphone après la saison. Le projet de Mulhouse m'intéressait. De plus, des amis ne m'ont dit que de bonnes choses sur la ville, l'équipe et le club. Quelques semaines après j'ai signé pour les Scorpions.

Que penses-tu de tes deux collègues, Jiri et Mika ? As-tu peur de la concurrence ?
Je ne les connais pas personnellement, mais j'ai déjà joué contre les deux. Chez les gardiens, chez les joueurs et dans n'importe quel sport la concurrence existe. Et heureusement d'ailleurs. Tant qu'elle reste saine et dans un bon état d'esprit, cela ne peut être que bénéfique pour le groupe. De mon côté, je vais travailler pour être le meilleur possible et après on verra ce qui se passera.

Tu as de très bons copains dans l’effectif mulhousien. Peux-tu nous en dire plus sur eux et depuis quand tu les connais ?
Effectivement des amis de longue date se trouvent dans l'effectif des Scorpions. Comme Maxime Suzzarini et Kenny Martin avec qui j'ai partagé de nombreux moments que ce soit sur la glace ou en dehors, passant par des titres de champions de France Junior mais également des défaites. Des vacances ensemble en Amérique du Sud, en Espagne ou dans notre cocon familial à Lumbin, près de Grenoble. Nous fréquentons également depuis de nombreuses années la grande équipe de football « des Requins » ! Une quinzaine d’années d'amitié ! Je connais également d'autres joueurs comme Bryan, Jérém, Raph, Axel.

Que t’ont-ils dit de Mulhouse ?
Ils ne m'ont dit que des choses positives sur Mulhouse, que ce soit sur le club, l'ambiance dans l'équipe ainsi que sur les infrastructures qui sont très bonnes. J'ai eu l'occasion de venir quelques jours sur Mulhouse l'année dernière pour leur rendre visite. J'ai apprécié la ville et j'ai hâte d'en découvrir un peu plus.

Leur présence a-t-elle eu un impact sur ton choix de rejoindre le Team Synerglace ?
Effectivement leur présence a pesé dans la balance au moment de prendre ma décision. Evoluer avec des amis sur la glace et pouvoir passer du temps en dehors est vraiment agréable.

As-tu un hobby en dehors du hockey ?
En dehors du hockey, j'aime bien lire, passer du temps avec mes amis, faire de la course à pied et également regarder du sport à la télé. Je suis un grand fan de sport en général. Et quand le temps le permet, partir voyager.

L’an passé, tu as accompli une performance remarquable. Finir le triathlon Ironman de Nice en moins de 11h15. Qu’as-tu appris sur toi ?
Une année s'est déjà écoulée, mais les souvenirs sont restés intacts. Cette journée de l'Ironman ainsi que tous les mois de préparation m'ont beaucoup appris sur moi tant sur le plan humain que sportif. Une expérience unique dans tous les domaines, que ce soit physiquement, mentalement ou émotionnellement. J'ai pris conscience que pour réussir les choses qui nous tiennent à cœur, il faut avoir une bonne ligne de conduite. Comme s'entraîner assidûment, faire des sacrifices, avoir le sens des détails, avoir des attentes réalistes, être prêt à s'adapter. Un cheminement long, mais tellement important. Bien évidement j'ai évolué intérieurement et physiquement, les deux sont liés et je m'en sers dans la vie de tous les jours, dans mon sport et peut-être pour le Norseman, un grand rêve. Je pense être une meilleure personne aujourd'hui et je suis sûr d'une chose : si on a une bonne attitude, de la volonté et qu'on ne lâche jamais rien on peut réaliser nos rêves les plus grands.

Quel est le meilleur souvenir de ta carrière à ce jour ?
Mon meilleur souvenir est sans doute mon premier titre de champion de France Junior entouré de mon frère ainsi que mes amis de longue date, ce qui a rendu ce moment encore plus fort.

Que fais-tu en ce moment ?
Je suis à Saint-Pierre d'Entremont, à une trentaine de kilomètres de Grenoble avec Kenny Martin et mon frère. Je me prépare pour la nouvelle saison afin d'être prêt pour le mois d'août sur Mulhouse. De la course à pied, du vélo ainsi que des circuits training sans négliger la petite sieste de l'après-midi et les étirements.

Que penses-tu de l’effectif mulhousien ?
J'ai suivi tout l'été les nouvelles sur le site du club. Le recrutement a l'air intéressant avec beaucoup de joueurs d'expérience, des jeunes joueurs prometteurs ainsi qu'une bonne partie de l’effectif qui était déjà sur Mulhouse l'année dernière. Maintenant à nous de travailler ensemble pour atteindre les objectifs du club.

Un dernier mot pour les fans.
J'ai déjà joué dans pas mal de patinoires en France, et il faut avouer que l'atmosphère qui règne à Mulhouse est particulière ! Les fans sont chauds, poussent leur équipe et c'est vraiment un plus. C'est toujours difficile pour les adversaires de venir jouer en Alsace ! J'ai hâte de vous retrouver à l'Illberg.

Nous aussi, on a hâte de retrouver l’Illberg. Merci beaucoup Sébastien et bienvenue en Alsace  ! Manu

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