Interview

A la rencontre de Benoît Quessandier

Pour commencer, tout simplement, que dirais-tu à nos lecteurs pour te présenter ?
Bonjour, je m'appelle Benoit, j'ai 31 ans, je suis défenseur et j'arrive de Dijon où j'ai joué pendant six saisons. Avant cela j'ai joué trois ans à Epinal et cinq ans à Rouen, mon club formateur et la ville où je suis né. 

Tu évolues au poste de défenseur. Quel type de joueur es-tu ? 
Je suis plutôt un défenseur "défensif", qui va dans les coins et est présent devant sa cage, j'essaie de m'appliquer sur les petits détails qui font vivre le jeu, faire de bonnes transitions, une bonne première passe. D'une manière générale j'essaie d'avoir un jeu le plus simple possible.

Tu arrives à Mulhouse avec un beau parcours et palmarès. Les équipes de France jeunes, sénior, des titres... Qu'espères-tu apporter à notre équipe qui va retrouver la Ligue Magnus ?
J'espère avant tout être une pièce du puzzle, m'intégrer rapidement et pouvoir contribuer aux performances du groupe. L'équipe a fait une superbe saison l'an passé et est sur une dynamique positive, c'est très important pour aborder une année qui sera possiblement exigeante pour nous. Essayer aussi d'amener mon expérience même si je pense qu'il y en a déjà beaucoup dans cette équipe, c'est un paramètre qui devrait énormément nous aider à remplir les objectifs que nous allons nous fixer. 

À Mulhouse tu vas retrouver Erwan Agostini. Il est de trois ans ton cadet mais tu as joué avec lui à Rouen et Epinal... et désormais il sera ton entraîneur. Qu'en penses-tu ? 
Je pense avant tout que sa venue est une bonne nouvelle pour tout le monde, avec Erwan on se connaît depuis longtemps, en tant que joueur il a toujours travaillé très fort, aussi bien dans les entraînements que pendant les matchs, c'est une attitude qui force le respect, je sais qu'en transposant cela en dehors de la glace il aura un impact important et précieux.

Tu quittes Dijon après six saisons avec les Ducs, dont les deux dernières en tant que capitaine. Avais-tu besoin d'un nouveau challenge ? Quel est ton sentiment sur ces six saisons ? 
Oui j'avais besoin de changer d'environnement, les deux dernières saisons ont été assez difficiles pour le club. C'est dommage, mais je n'oublie pas les quatre années précédentes, on gagne la coupe de France, on se classe deuxième, cinquième puis troisième lors des trois premières saisons. On perd deux demi-finales contre le futur champion. Quoi qu'on en dise ce sont les années les plus fastes de l'histoire du club et c'est une réelle satisfaction d'y avoir pris part.

Tu as eu des contacts avec notre club l'an passé mais tu étais resté à Dijon finalement. As-tu un peu suivi le parcours des Scorpions du coup cette saison ? 
Un petit peu pendant la saison régulière mais beaucoup plus en playoff où l'équipe a fait un parcours remarquable !

Sur un plan purement personnel, comment as-tu vécu la transition vers cette Ligue Magnus à quarante-quatre matches ? 
Je pense assez bien, la répétition des matchs et des déplacements fait que le nombre d'entrainements se réduit et que la récupération prend une place encore plus déterminante, c'est un petit ajustement à faire mais ce n'est pas très compliqué. L'enchainement des matches, trois en cinq jours parfois, fait que tout le monde est plus préparé à la compétition, les échéances sont souvent à un ou deux jours ce qui fait que tu n'as pas le temps de regarder derrière toi ni de te "démobiliser" parce que ton prochain match est dans six jours. 

À bientôt trente-deux ans, comment vois-tu la suite de ta carrière ? J'imagine que tu songes déjà un minimum à l'après-carrière... 
Oui j'ai commencé à y réfléchir la saison dernière, mais pour être honnête j'ai mis ma réflexion entre parenthèse depuis que j'ai signé ici. Passé 30 ans je pense que tout le monde commence à prendre conscience que les années passent et qu'il faut en profiter un maximum et c'est l'attitude dans laquelle je suis aujourd'hui, d'autant plus que c'est pour moi un nouveau départ et donc un nouveau challenge de venir à Mulhouse. Alors je veux en profiter et être dans les meilleures dispositions.

Si tu devais retenir deux, trois moments forts de ta carrière à la date d'aujourd'hui, quels seraient-ils et pourquoi ? 
D'abord mon hockey mineur à Rouen, on a vécu des moments inoubliables, les relations nouées avec tous les joueurs avec qui j'ai joué à cette époque sont très spéciales et même si on se voit beaucoup moins maintenant je sais que le lien qui s'est créé pendant toutes ces années est très particulier. À mes yeux, mais aussi aux yeux de tous ces gars, c'est un lien très cher. Damien Raux, que vous connaissez, par exemple. On se connaît depuis que l'on a cinq ans et on a pratiquement fait tous notre hockey ensemble, de moustique à l'Equipe de France... J'ai beaucoup d'exemples du genre. Ensuite mon premier match en ligue Magnus en 2002 à Brest, ça a été un jalon dans mon parcours forcement. Et puis ma première sélection avec l'équipe de France A en 2004. La monté dans le groupe A avec le championnat de monde en Chine également, être dans cette équipe avec des joueurs comme Stéphane Barin ou Fabrice Lhenry que je regardais petit, devant la télé pendant les J.O. d'Albertville, c'était super. Je rêvais d'être à leur place et finalement je me retrouve à côté d'eux... extra ! 

Je te laisse le mot de la fin si tu souhaites t'adresser aux supporters. 
Bien sûr ! Je suis content je vais être du bon côté désormais, j'ai hâte d'être à l'Illberg, je sais qu'ils seront chauffés à blanc pour ce retour en Magnus et j'espère qu'on sera capable de profiter de leur soutien pour faire une super saison !

Crédit photo : Nini Calimoutou

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