Interview

Hubert Genest s'est confié à nous

Hubert, peux-tu nous parler de tes premiers pas dans le hockey, dans ta jeunesse, et de ce qui t'a amené à la pratique de ce sport ?
J'ai commencé à jouer au hockey je devais avoir cinq ans, par contre j'ai du chausser les patins pour la première fois à l'âge de trois ans. J'allais patiner avec mes parents à l'anneau de glace près de chez moi. Au Canada, le hockey est un peu comme le foot en France : on en entend parler tous les jours à la télévision, la radio et autres médias, c'est très difficile de ne pas devenir passionné par ce sport. J'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'ont encouragé et supporté tout au long de ma carrière et principalement lors de ma jeunesse. Ils ont toujours tout fait pour que mon frère et moi soyons heureux et c'est comme ça que ma passion s'est développée dans ma jeunesse. J'ai joué tout mon hockey mineur à Québec pour l'équipe de Charlesbourg et j'ai également fait plusieurs sports-études afin de devenir un meilleur joueur.

Que retiens-tu de ton repêchage dans la LHJMQ avec l'équipe de ta ville, et l'opportunité d'évoluer trois saisons sous les ordres du charismatique Patrick Roy ?
Je peux me compter très chanceux d'avoir été repêché par les Remparts de Québec. Il faut préciser que mon entraîneur bantam (14-15ans) était également Patrick Roy ! Il en était à ses premières années de coaching et c'est à ce moment qu'il m'a repéré pour ensuite me repêcher aux Remparts ! C'était un peu comme un rêve qui devenait réalité. C'est une année plus tard que Patrick est redevenu mon entraîneur avec les Remps. J'ai beaucoup appris pendant mon stage junior, autant au niveau sportif qu'au niveau humain. J'ai appris que rien n'était acquis dans la vie et le monde du hockey, et que si tu voulais garder quelque chose, tu devais constamment travailler. Si j'avais à retenir une chose de Patrick, c'est sa passion pour ce sport et sa soif de victoire !

Tu as ensuite passé quatre années à Montréal, toujours en junior puis avec l'université McGill. C'était important pour toi d'obtenir un diplôme avant de passer professionnel ?
Tout à fait ! Une des choses dont je suis le plus fier dans ma vie c'est d'avoir réalisé mon rêve de jeunesse : jouer dans une ligue professionnelle de hockey, sans avoir négligé mes études en obtenant un diplôme universitaire ! À mon année de vingt ans, j'ai joué pour le Junior de Montréal dans la LHJMQ et à la fin de la saison je ne savais pas trop vers où me diriger. C'est à ce moment que l'université McGill m'a approché pour faire partie de leur équipe. J'avais quelques options, mais celle de McGill était clairement la plus sensée. Avec tout ce que j'ai vécu pendant ces trois années, je ne peux qu'être satisfait de ma décision !

Vous aviez d'ailleurs gagné avec McGill le titre national en 2012, après une défaite en finale en 2011, pour ce qui reste les deux seules finales de l'histoire pour cette université. Sacré souvenir j'imagine...
J'en ai encore des frissons ! En 2011 la défaite avait été très difficile à avaler. On dit souvent qu'on doit apprendre de nos échecs, c'est pourquoi il n'était pas question en 2012 que le championnat nous échappe une seconde fois ! Nous avions tellement un groupe de bons leaders, j'ai beaucoup appris de ces leaders au cours de mes trois années à McGill. Ce souvenir me rend encore plus fier car McGill est la plus vielle équipe dans l'histoire du hockey (1877) et nous sommes la seule édition à avoir gagné le championnat canadien !

Comment s'est passée ta découverte du hockey français avec Nantes, en Division 1 ? Tu évoluais d'ailleurs là-bas avec Bryan Ten Braak.
J'ai adoré mon passage à Nantes ! J'y ai rencontré ma copine et des gens incroyables avec qui j'ai gardé contact, dont Bryan Ten Braak. Au Canada les patinoires sont plus petites et le jeu est beaucoup plus physique. Il m'a fallu quelques matchs pour trouver mes repères et m'adapter au style de jeu de la France.

Tu as fait partie de l'équipe de Strasbourg pour cette première saison de SaxoPrint Ligue Magnus avec quarante-quatre matches. Qu'as-tu pensé du championnat la saison passée ?
J'ai été agréablement surpris par le calibre de la ligue. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, j'avais joué deux ans en France en Division 1 et j'étais retourné jouer une année au Canada. Une saison de quarante-quatre matchs c'est long et surtout très exigeant pour le corps et le mental. Je suis bien content d'arriver à Mulhouse avec cette expérience. J'espère pouvoir m'en servir afin d'aider l'équipe dans les moments plus difficiles.

Qu'est-ce qui t'a poussé à rejoindre les Scorpions Team Synerglace ?
Cela fait quelques années que je suis en contact avec Christer, nous avions discuté à plusieurs reprises dans le passé et cette année avec la montée en Magnus, le projet m'a énormément plu. Je n'avais entendu que de bons commentaires sur l'organisation des Scorpions, il était difficile pour moi de refuser son projet. De plus, je m'ennuyais de mon vieil ami Bryan...(rires)

Il semblerait que tu étais le joueur de l'Etoile Noire ayant bloqué le plus de tirs la saison passée. Te définirais-tu comme un défenseur purement défensif ?
Pas nécessairement. Oui j'ai toujours été un défenseur à caractère un peu plus défensif , mais mes dernières saisons dans la LHJMQ , universitaire, LNAH et en France m'ont permis d'avoir différents rôles. C'est entre autre pourquoi je me définirais comme un défenseur qui peut-être utilisé à tous les sauces. J'adore bloquer des tirs, c'est le genre de sacrifice qui devient contagieux dans une équipe, et je crois que c'est entre autres ces petits détails qui font qu'on gagne ou perd un match, qu'on fasse ou non les playoffs.

Quel est ton programme pour l'été avant de rejoindre Mulhouse ?
J'ai déjà commencé ma préparation physique depuis quelques semaines. De plus, avec un ancien collègue et joueur de l'université McGill nous nous occupons de la préparation physique de joueurs de hockey de calibre midget (15ans), LHJMQ, universitaire canadien et professionnel. Je devrais arriver en France début août pour le début du camps de préparation.

Je te laisse le mot de la fin si tu souhaites adresser un message aux supporters.
J'ai très hâte de déposer mes valises à Mulhouse et je suis impatient de vous entendre chanter et nous encourager dans les tribunes !

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