Interview

A la découverte d'Axel Rioux

Bonjour Axel, tu arrives des Bisons de Neuilly/Marne et tu es Franco-Canadien. Où es-tu né  ? 
Je suis né en France, à Evry (Essonne). J’ai démarré le hockey en région parisienne près d’Orly et j’ai entre autres joué aux Français Volants. Mon père est canadien. A quatorze ans, alors que mes parents avaient divorcé, nous sommes partis au Québec avec ma mère et ma sœur. J’ai passé mes plus belles années de hockey pendant les trois saisons aux Remparts de Québec. C’est l’équipe junior la plus prestigieuse. J’y ai fait des rencontres magnifiques, dont Patrick Roy par exemple. Jouer devant 13 000 spectateurs à dix-sept ans, c’est incroyable  ! Maintenant, c’est vrai que les patinoires sont beaucoup plus petites en France, mais l’ambiance est différente. En Amérique du Nord, c’est plus un spectacle, il n’y a pas de chants des partisans par exemple, ça n’a rien à voir. 

Comment es-tu revenu en France  ? 
J’ai fait un camp de préparation pour jouer en équipe de France U20. J’y ai rencontré Olivier Duclos qui était alors à Amiens. J’ai reçu des offres de Rouen et d'Amiens. Connaissant Olivier, je suis allé en Picardie. Cela n’a pas très bien marché pour moi là-bas, mais j’ai toujours beaucoup travaillé et j’ai gardé une bonne attitude. Je suis alors parti à Neuilly pour avoir plus de temps de jeu. La première saison s’est très bien passée dans une très bonne ambiance. Le président du club est excellent malgré des infrastructures pas géniales. 

Et ton transfert à Mulhouse  ? 
Christer Eriksson m’a contacté à la fin de ma première saison, mais comme tout allait bien à Neuilly, j'y suis resté. Cette saison j’ai dit oui, car Mulhouse représente pour moi un nouveau défi avec en prime la SaxoPrint Ligue Magnus. En plus, je connais bien Kenny, Max, Bryan et bien sûr Raphaël. Les Scorpions ont toujours joué le titre en D1, c’est une organisation très compétitive et ambitieuse. Les partisans sont incroyables  ! De ce que j’ai vu, Mulhouse est dans le top-4, Ligue Magnus inclus. 

Quelles sont tes qualités dans le jeu ?  
Je pense avoir une très bonne vision du jeu. Je suis aussi capable de scorer et j’ai pour cela un beau lancer. Je dois par contre améliorer mon jeu défensif, mais je n’ai pas du tout peur du défi physique. 

Que penses-tu pouvoir apporter aux Scorpions  ? 
J’espère marquer des buts dans les moments clés. En Magnus, il faudra concrétiser nos occasions, car nous en aurons moins. J’ai un seul objectif, gagner des titres. 

Tu as passé une saison avec Raphaël Papa. Que penses-tu de lui  ? 
Sur la glace, j’ai rarement vu un joueur avec autant de talent. En plus, on a beaucoup de fous rires ensemble, il est très gentil et sociable. Je suis vraiment content de l’avoir rencontré. Par contre, j'espère qu'il fait attention aux barres de musculation, parce que la dernière fois que je l'ai vu faire des squats, la barre s'est brisée parce qu'il y avait trop de poids ... 

Tu es au Québec en ce moment. Vas-tu y rester durant toute l’intersaison  ? 
Oui, je suis dans la belle ville de Québec. J’ai démarré ma préparation physique il y a deux mois et je vais encore poursuivre deux mois. Je fais du hors glace en salle de sport et aussi sur la glace une à deux fois par semaine avec de très bons joueurs pour renforcer aussi mon cardio. Je viendrai en Alsace avec ma copine et nous arriverons tout début août. 

Tu dois changer de langue quand tu es au Québec  ?  
(Rires). C’est marrant que tu demandes ça, car les Québecois n’arrêtent pas de me dire «  Arrête de parler français, parle normalement  !!  ». Sinon, pour comparer les deux pays, je dirai que les relations avec les gens sont différentes. C’est plus individualiste au Canada. On ne reste pas entre potes jusqu’à tard dans la nuit. 

Quand tu es parti au Québec, qu’as-tu amené dans tes valises  ?  
Du vin, du fromage, du saucisson, … Une autre différence, c’est qu’au Québec, il n’y a pas de légumes frais. Tout vient de Californie. Dans l’autre sens, je ramènerais juste du fromage pour faire des poutines (frites recouvertes de fromage en grains et de sauce brune), la spécialité du Québec  ! 

Un petit mot pour les partisans mulhousiens  ?  
Oui, j’ai hâte de les rencontrer  ! Je suis impatient qu’ils puissent m’encourager, je serai du bon côté maintenant  !! 

Merci beaucoup Axel et bienvenue en Alsace  !

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