Conférence de presse

Retour sur la conférence de presse de présentation de Jan Prochazka

Dimanche, Jan Prochazka a été présenté à la presse en tant que nouvel entraîneur des Scorpions de Mulhouse. Une fois les présentations faites, il s’est exprimé face aux journalistes et a répondu à quelques questions. Nous vous proposons aujourd’hui de retrouver l’essentiel de ses déclarations lors de cet échange.

À propos de son parcours 
« Tout au long de ma vie, la patinoire n’a jamais été loin. Mon père a été entraîneur, mon frère a joué et entraîne désormais, ma mère faisait du patinage artistique. J’ai été formé à Pardubice avec une génération qui a vu plusieurs joueurs aller jusqu’en NHL. À l’âge de vingt ans, j’avais déjà une licence d’entraîneur. J’ai ensuite étudié dans deux universités le management du sport ainsi que la pédagogie sportive. J’ai obtenu de nombreux diplômes dans le domaine du sport. Et dans le même temps, dès l’âge de vingt ans j’entraînais chaque saison dans le hockey mineur à Pardubice. J’ai aussi travaillé avec l’équipe sénior en tant que dépisteur, consultant ou entraîneur-vidéo. Grâce à ce rôle d’entraîneur-vidéo, j’ai intégré à vingt-quatre ans le staff de l’équipe nationale. Ça a été extrêmement formateur. J’ai pu côtoyer les meilleurs joueurs, apprendre auprès des plus grands entraîneurs. En 2011, Alois Hadamczik m’a demandé d’être son adjoint. J’étais donc sur la glace et sur le banc avec les joueurs pendant trois saisons. »

À propos de son rôle passé comme entraîneur-vidéo 
« J’ai été le premier entraîneur vidéo en République tchèque. C’est un poste qui requiert une très grande connaissance tactique du hockey, il faut être capable de comprendre et analyser le jeu vite et bien. Mon rôle était d’observer les matches de nos adversaires : décortiquer leurs points forts et faibles. Je regardais aussi nos matches pour analyser nos erreurs mais aussi montrer aux joueurs ce qu’ils faisaient bien et devaient donc reproduire. Le hockey est comme un jeu d’échec, la tactique est importante. C’était aussi mon devoir de rapidement réagir pendant les matches pour apporter, au cours des pauses, ma vision aux entraîneurs qui sont sur le banc pendant le match. »

À propos de sa volonté de prendre en charge un club 
« Travailler en équipe nationale est passionnant, mais c’est un rythme différent. Pendant dix ans j’ai en permanence été sur la route, à voyager autour du globe. La période des championnats du monde est très intense. Je n’ai pratiquement pas vu ma fille au cours des trois derniers mois. »

À propos de son choix de venir à Mulhouse 
« J’avais différentes offres en République tchèque mais j’ai toujours rêvé d’aller entraîner à l’étranger. Et il y a eu cette opportunité de venir à Mulhouse. J’ai ressenti de la passion et de l’engouement dans ce club. Le hockey est un sport qui compte à Mulhouse. C’est important de ressentir ça, de travailler dans ce genre d’environnement, pour un entraîneur. »

À propos de sa volonté d’entraîner à l’étranger 
« Cela a toujours été un rêve pour moi. J’aime découvrir de nouvelles cultures, apprendre de nouvelles langues. Je n’en suis qu’au début mais je compte bien apprendre le français ! Naturellement ce choix n’a pas été si facile à faire, j’ai une famille et s’expatrier implique un choix pour ma femme et ma fille. En tout cas, je pense que j’avais fait le tour de la question en République tchèque après ces douze années. Je connais énormément de joueurs, je suis passé dans presque toutes les patinoires. Je suis quelqu’un de très créatif et j’ai lancé plusieurs projets au cours de mes cinq années à la fédération. Ils sont sur les rails désormais et, avec le sentiment du devoir accompli, c’était le bon moment pour changer d’air. Je veux maintenant aider à construire quelque chose à Mulhouse. »

À propos du jeu qu’il veut mettre en place 
« Nous avons une responsabilité de bien jouer, d’avoir de bons résultats. Je veux que nous proposions un jeu plaisant pour les supporters. C’est dans ma philosophie de proposer un hockey attractif et offensif. »

À propos des objectifs qu’il se fixe 
« Bien sûr je veux gagner chaque match. Mais je veux me concentrer sur le développement individuel des joueurs. C’est très important, nous avons une équipe avec encore de nombreux jeunes joueurs. C’est ma responsabilité de les aider à progresser chaque jour. Si nous parvenons à tous progresser un peu plus chaque jour, individuellement, les résultats viendront ensuite et nous gagnerons les matches. Le but est de se qualifier pour les playoffs à la meilleure place possible, de façon à avoir l’avantage de la glace le plus longtemps possible et, théoriquement, des adversaires plus abordables. »

À propos de l’effectif qu’il aura à disposition 
« C’est sûr qu’il y a beaucoup de joueurs tchèques ou slovaques, et ça facilitera mon adaptation. Mais globalement l’effectif est international et c’est excitant de pouvoir travailler avec un groupe multiculturel. Dans chaque nationalité de hockeyeurs, l’on va trouver différents points forts et points faibles. L’objectif sera de trouver la bonne alchimie pour tirer profit de tous ces points forts. Je ressens en tout cas un gros potentiel dans cette équipe. »

À propos de ses nouvelles fonctions 
« J’étais depuis cinq ans avec la fédération tchèque, je collaborais depuis douze ans avec les équipes nationales. C’est un nouveau challenge pour moi, j’ouvre un nouveau chapitre dans ma vie. Je suis très excité à l’idée de travailler à nouveau dans un club. J’ai été formé à Pardubice, comme Dominik Hasek ou Milan Hejduk, un club qui a une grande culture de hockey, et je veux essayer d’apporter cette culture, en plus de mon expérience, avec moi pour en faire profiter le club ici. »

À propos de sa collaboration avec Christer Eriksson 
« Christer vient de Suède qui est un autre grand pays de hockey, avec une autre culture du hockey. C’est une bonne chose de travailler avec un manager général qui connaît bien le hockey et qui aura forcément un regard différent. C’est important car nous pourrons toujours échanger sur le jeu, sur les joueurs, sur nos adversaires, sur l’environnement du hockey à Mulhouse. »

À propos de la construction de l’équipe 
« L’équipe semble homogène. Elle a été construite de manière méthodique. Le club n’est pas allé chercher un joueur par-ci, un joueur par-là. C’est une construction structurée, chaque joueur a sa position. Je pense qu’on doit pouvoir former trois, peut-être quatre, lignes de niveaux similaires. C’est une force pour l’équipe. De nos jours, une équipe ne peut plus se reposer sur une seule grosse ligne ou subir de gros chamboulements dans l’effectif entre chaque saison. Dans tous les sports, les équipes qui ont du succès sur la durée connaissent une continuité dans leur effectif. »

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